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  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et l'émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell après leur rencontre de quatre heures à Londres Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et l'émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell après leur rencontre de quatre heures à Londres   © AFP/AMOS BEN GERSHOM

La question du gel de la colonisation juive en Cisjordanie demeure sans issue pour le moment. La rencontre entre le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et l'envoyé spécial américain au Proche-Orient George Mitchell à Londres n'a pas fait avancer les choses.

La rencontre entre le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et l'envoyé spécial américain au Proche-Orient sur la colonisation juive en Cisjordanie n'a donné aucun résultat.

Dans un langage diplomatique, M. Netanyahou a convenu avec l'émissaire américain de la nécessité de « négociations constructives » avec les Palestiniens.

MM. Mitchell et Nétanyahou n'ont même pas rencontré les journalistes après leur réunion. Ils se sont limités à la publication d'un communiqué dans lequel ils ont annoncé la prochaine rencontre de responsables israéliens et américains pour la relance du processus de paix.

« Il est nécessaire de commencer des négociations constructives entre Israël et les Palestiniens pour avancer vers un accord de paix régional », est-il dans le communiqué.

La rencontre est intervenue à un moment de crispation entre Américains et Israéliens. Washington, soutenu par les grands pays européens, voit dans le gel total de la colonisation le préalable à une reprise des négociations de paix, suspendues fin 2008.

Mais le premier ministre israélien n'est pas de cet avis. Au cours d'un point presse mardi, il avait insisté sur le fait que « la question des colonies est un problème, mais le principal problème est le refus (des Palestiniens) de reconnaître en Israël un État juif ».

La veille, M. Nétanyahou s'était entretenu avec son homologue britannique Gordon Brown, qui lui a réaffirmé que la colonisation était un « obstacle à une solution à deux États ».

Optimisme

Par ailleurs, les responsables israéliens et américains jugent possible une rencontre entre le président américain Barack Obama, le premier ministre israélien et le président palestinien Mahmoud Abbas à New York en septembre, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

Cette rencontre, selon ces mêmes responsables, marquerait la reprise des négociations de paix.

La dernière phase des pourparlers avait été suspendue fin 2008, après le déclenchement d'une offensive israélienne dans la bande de Gaza. Les Palestiniens font dépendre leur retour à la table des discussions du gel total de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Mais M. Nétanyahou refuse de transiger sur Jérusalem-Est. Il exige d'autre part des garanties pour les quelque 500 000 colons.

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