Deux femmes en pèlerinage à la Mecque, le 19 août dernier.
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La grippe A(H1N1) s'immisce dans les célébrations du ramadan. Elle a en effet conduit plusieurs autorités religieuses musulmanes à inviter les fidèles à reporter le petit pèlerinage à La Mecque, en Arabie Saoudite.
Le ramadan s'ouvre sur fond de pandémie de grippe A (H1N1) appréhendée. Par prévention, les autorités religieuses musulmanes de plusieurs pays recommandent à leurs fidèles de ne pas effectuer le petit pèlerinage à La Mecque.
Chaque année, des centaines de milliers de musulmans convergent vers ce haut lieu saint de l'Islam.
Le temps est à la prudence
En entrevue à Radio-France International, le directeur de l'Institut des maladies infectieuses, Jean-François Delfraissy, déclare que « le ramadan fragilise un peu plus les personnes déjà affaiblies et les voyages favorisent la propagation du virus. »
L'OMS a émis un avertissement général au sujet de la grippe A (H1N1) à l'attention des personnes les plus vulnérables, à savoir les personnes de plus de 65 ans, les enfants de moins de 12 ans et les femmes enceintes.
Pour sa part, l'Égypte impose des restrictions sur les déplacements en Arabie Saoudite et l'Iran les interdit.
Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohamed Moussaoui, rappelle l'un des principes spirituels liés au pèlerinage, celui de « l'auto-interdiction ».
En Arabie Saoudite, plus de 600 personnes ont été diagnostiquées comme porteuses du virus de la grippe A (H1N1) et 14 personnes sont mortes.
Des conséquences économiques imprévues
Cité par l'AFP, le porte-parole de la Chambre de commerce et de l'industrie de La Mecque, Saad al-Qurachi, estime que l'activité économique de la ville sainte pourrait baisser de 40 % d'ici les prochains mois.
D'ores et déjà, on constate sur place que moins de pèlerins ont fait le voyage à La Mecque cette année.