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Flambée de violence

Mise à jour le mardi 18 août 2009 à 12 h 50

Un soldat afghan se rend sur les lieux de l'accident. En arrière-plan, un soldat de la FIAS pointe son fusil.

Photo: AFP/Shah Marai

Un soldat afghan se rend sur les lieux de l'accident. En arrière-plan, un soldat de la FIAS pointe son fusil.

À deux jours des élections présidentielles et provinciales de jeudi, les rebelles afghans redoublent d'agressivité, comme en fait foi une nouvelle série d'attaques qui ont fait une dizaine de morts et des dizaines de blessés dans le pays.

Le plus récent attentat a été commis mardi dans l'est de Kaboul, lorsqu'un kamikaze au volant d'une voiture piégée a lancé son véhicule sur un convoi de l'OTAN. L'attaque a eu lieu sur la route reliant la capitale à la base militaire américaine de Bagram.

Un porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) a fait savoir que l'attaque a fait des morts et des blessés parmi les soldats de la coalition internationale. Un précédent bilan fourni par les autorités avait fait état d'au moins sept morts et d'une cinquantaine de blessés.

La mission des Nations unies en Afghanistan a pour sa part confirmé par voie de communiqué que deux Afghans travaillant pour l'ONU sont morts dans cette attaque, et qu'un troisième a été blessé.

Kaboul n'en était pas à ses premiers attentats de la journée. Plus tôt, des roquettes ont été tirées en direction du palais présidentiel et du quartier général de la police. Les autorités soutiennent que ces attaques n'ont fait aucun blessé.

De son côté, le commandant américain en Afghanistan a annoncé que deux soldats sont morts et que trois autres ont été blessés lorsqu'une bombe a explosé au passage de leur véhicule dans l'est du pays. L'armée n'a pas donné plus de détails.

Dans la province de l'Uruzgan, dans le sud du pays, trois soldats afghans et deux civils ont aussi été tués lorsqu'un kamikaze a fait exploser sa bombe devant un poste de contrôle de l'armée.

Dans le nord du pays, habituellement calme, c'est un candidat pour les élections provinciales qui a été tué, lundi, dans une embuscade.

Nouvelles menaces des talibans

La FIAS avait annoncé plus tôt dans la journée qu'elle cessait ses opérations de combat cette semaine afin que ses soldats puissent se concentrer uniquement sur la sécurité du scrutin de jeudi. Le président afghan Hamid Karzaï a donné un ordre dans le même sens aux troupes afghanes.

Les talibans ont renouvelé mardi leurs menaces de perturber le déroulement des élections présidentielles et provinciales en Afghanistan, qu'ils appellent les Afghans à boycotter.

« Tous les moudjahidines doivent conduire leurs opérations contre l'ennemi, d'après le programme qui leur a été assigné, pour faire échouer ce complot des ennemis de l'islam contre le pays », lit-on dans le communiqué des talibans.

Dimanche, les insurgés avaient diffusé des tracts dans des villages du sud du pays menaçant, pour la première fois, d'attaquer les bureaux de vote le jour du scrutin.

Pour sa part, l'OTAN a annoncé mardi la suspension de ses opérations militaires en raison de la tenue des élections, jeudi. Les forces alliées ont indiqué que seules les opérations jugées nécessaires à la protection de la population seront maintenues.

Un scrutin à haut risque

Quelque 17 millions d'électeurs afghans sont appelés aux urnes, jeudi. Ils devront choisir leur président entre 41 candidats, dont deux femmes. L'actuel chef d'État, Hamid Karzaï, est donné grand favori pour un deuxième mandat de cinq ans.

Les électeurs devront aussi renouveler les 34 conseils provinciaux, soit un total de 420 sièges, dont 124 sont réservés aux femmes.

La campagne électorale a pris fin lundi.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters

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