![]() International Procès de Khmers rouges « Douch » prêt à être lapidéMise à jour le mercredi 12 août 2009 à 7 h 07
Le directeur de la principale prison du régime des Khmers rouges, Kaing Guek Eav, se dit prêt à subir la peine la plus sévère pour son rôle sous la dictature communiste dirigée par Pol Pot de 1975 à 1979. L'homme de 66 ans, connu sous le nom de Douch, affirme même qu'il serait prêt à être lapidé par ses compatriotes. Kaing Guek Eav, qui fait face à des accusations de crimes de guerre, de crime contre l'humanité, de torture et de meurtre prémédité, ne subira pas un tel sort. Le tribunal qui le juge, parrainé par les Nations unies, a déjà exclu la peine de mort. Il encourt plutôt une peine maximale de prison à vie. Dès l'ouverture de son procès, en mars, l'ex-directeur du camp S-21, où plus de 15 000 personnes ont été torturées et exécutées, a reconnu sa responsabilité dans les massacres et a demandé pardon « auprès des survivants du régime et auprès des proches de ceux qui sont morts brutalement ». Son nouvel acte de contrition est survenu lorsqu'une veuve en pleurs est venue demander justice au tribunal pour la mort de son mari et de ses quatre enfants. Elle a expliqué que son mari, chauffeur pour le ministère de l'Intérieur, a été envoyé au camp S-21 après avoir été accusé de traîtrise. Elle affirme qu'il y est mort, à l'instar de leurs enfants. Kaing Guek Eav a alors affirmé qu'il acceptera tous les jugements décidés par le tribunal pour son rôle à titre de directeur des prisons et pour tous les crimes commis à la prison S-21. « Je suis humble devant le peuple cambodgien. J'accepte tous ces crimes et voudrais que le peuple cambodgien me condamne au plus strict niveau de punition », a dit l'ancien dirigeant khmer rouge, converti depuis 10 ans à l'évangélisme chrétien. S'il y a une tradition cambodgienne comme il en a existé dans le passé, lorsque des gens ont jeté des pierres sur le Christ jusqu'à la mort, les Cambodgiens peuvent me faire cela. Je l'accepterai. — Kaing Guek Eav Selon l'acte d'accusation, les méthodes utilisées au camp 21 - les coups, l'électrocution, le recouvrement de la tête avec un sac en plastique et la simulation de noyade - visaient à soutirer des confessions aux prisonniers afin de démasquer d'autres réseaux. Quatre autres responsables du régime de Pol Pot, lui-même décédé en 1998, doivent être jugés par ces tribunaux hybrides, soit l'ancien chef de l'État Khieu Samphan, l'ancien chef de la diplomatie, Ieng Sary, son épouse Ieng Thirith, qui était ministre des Affaires sociales, et Nuon Chea, l'idéologue du régime et « frère numéro 2 ».
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Graphique interactif sur le premier procès international des Khmers rouges, 30 ans après la chute du régime de Pol Pot,
Khmers rouges, bourreaux d'un peuple
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Chambres extraordinaires au sein des Tribunaux cambodgiens
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