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International Crise au Honduras

Le médiateur fait une proposition

Mise à jour le mercredi 22 juillet 2009 à 22 h 18

Oscar Arias, président du Costa Rica

Photo: AFP/MAYELA LOPEZ

C'est le président du Costa Rica, Oscar Arias, qui fait office de médiateur.

C'est un retour à la situation antérieure au coup d'État du 28 juin dernier qu'a proposé le président du Costa Rica, Oscar Arias. Cette suggestion du médiateur dans la crise au Honduras implique le retour au pouvoir du président Manuel Zelaya dès vendredi.

Le président déchu assurerait ainsi son mandat jusqu'à son terme le 27 janvier prochain. Pour sa part, le chef désigné de l'État après l'éviction de Manuel Zelaya, Roberto Micheletti, redeviendrait président du Congrès.

Ce nouveau plan propose que le président hondurien en exil modifie substantiellement son projet de réformer la Constitution. Le coup d'État avait justement été provoqué par l'intention de Manuel Zelaya de la modifier à son avantage.

Le président du Costa Rica, Prix Nobel de la paix en 1987, en a fait l'annonce mercredi devant la presse et des représentants des deux camps honduriens. Il espère que le gouvernement intérimaire du Honduras et Manuel Zelaya signeront cette proposition dès jeudi.

Il y a une semaine, Oscar Arias avait obtenu des deux camps une reprise de la médiation internationale, faisant renaître l'espoir d'une sortie un mois après un coup d'État.

Plus tôt dans la journée, le dialogue semblait pourtant au point mort. Les représentants de Roberto Micheletti s'opposaient catégoriquement au retour au pouvoir de Manuel Zelaya.

Dimanche dernier, une proposition de conciliation, soumise la veille par le médiateur costaricain, avait été jugée inacceptable par Carlos Lopez, qui représente le président de facto du Honduras, Roberto Micheletti.

En cas d'échec des discussions, les parties devront se tourner vers l'Organisation des États américains afin qu'un nouveau médiateur soit nommé dans ce dossier.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et Reuters

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