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International Honduras

L'heure de la médiation

Mise à jour le samedi 18 juillet 2009 à 17 h 21

Rencontre au Costa Rica

Photo: AFP/PRESIDENCIA

Une rencontre tenue au Costa Rica le 18 juillet 2009.

La médiation a repris, samedi, entre les représentants des deux rivaux honduriens, Manuel Zelaya et Roberto Micheletti. C'est Oscar Arias, le président du Costa Rica, où a lieu cette rencontre, qui sert de médiateur.

Jeudi dernier, il avait proposé aux parties de constituer un gouvernement de réconciliation nationale.

Dès l'ouverture de la réunion, des diplomates ont évoqué la possibilité qu'un accord puisse intervenir « dans les 48 heures ». Un diplomate cité par l'AFP a indiqué que cette perspective était possible dans la mesure où « tout reviendrait au statu quo du samedi 27 juin, avec Zelaya à la présidence du pays et Micheletti à celle du Congrès ».

Une telle entente pourrait correspondre à la proposition avancée par le président du Costa Rica, qui est également Prix Nobel de la paix. Elle consiste en un « gouvernement d'union nationale » présidé par Manuel Zelaya, évincé du pouvoir le 28 juin dernier après son arrestation et son expulsion par les militaires. Une amnistie générale figurerait dans le plan d'ensemble.

Il s'agit du deuxième rendez-vous de médiation. Une première qui devait avoir lieu la semaine dernière avait tourné court avec le départ anticipé de Roberto Micheletti. Il avait évité de rencontrer Manuel Zelaya.

Une situation tendue

Les partisans de M. Zelaya avaient maintenu la pression pour que ce nouveau rendez-vous de médiation puisse avoir lieu. Ils étaient plusieurs milliers à manifester à Tegucigalpa, la capitale du Honduras, en réclamant le retour de leur chef.

Samedi, ils ont bloqué les principaux accès à la capitale et d'autres routes dans le pays. Au cours des derniers jours, Manuel Zelaya avait brandi la menace d'une « insurrection populaire ».

Par ailleurs, la Fédération internationale des ouvriers du transport avait demandé vendredi à ses 4,5 millions d'adhérents de boycotter les bateaux battant pavillon du Honduras pour dénoncer le coup d'État.

Manuel Zelaya avait tenté en vain d'effectuer un premier retour, le 5 juillet dernier. Les autorités intérimaires avaient alors interdit à son avion d'atterrir à l'aéroport international de Tegucigalpa, où des centaines de militaires étaient déployés.

Associated Press rapporte que, vendredi, le président destitué a donné aux négociateurs chargés de statuer sur la crise en cours jusqu'à samedi soir minuit pour s'entendre. Faute de solution, il menace de regagner son pays en secret et d'y oeuvrer à sa manière à son retour aux commandes.

Manuel Zelaya n'a pas fourni d'autres précisions sur ses intentions, mais, plus tôt cette semaine, il a dit que la population hondurienne a le droit de se soulever contre un gouvernement illégitime.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et Reuters

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