Zelaya veut revenir au pays

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Manuel Zelaya Le président destitué du Honduras, Manuel Zelaya, a trouvé refuge au Guatemala.   © AFP/ALEXANDER MARTINEZ

Des proches du président hondurien destitué, Manuel Zelaya, soutiennent qu'il s'apprête à effectuer une deuxième tentative pour rentrer au pays.

Les alliés du président destitué soutiennent qu'il s'apprêterait à tenter de rentrer au pays. Pendant ce temps, ses partisans bloquent les principales routes menant à la capitale hondurienne.

De La Paz, en Bolivie, sa ministre des Affaires étrangères, Patricia Rodas, a indiqué que le président déchu « est en route » pour le Honduras, afin de lancer « la bataille finale » contre les putschistes qui l'ont chassé du pouvoir.

Mme Rodas n'a cependant pas précisé comment le président déchu allait essayer de rentrer au Honduras ou encore où il entendait aller.

Manuel Zelaya a été chassé du pouvoir le 28 juin. Une semaine plus tard, le 5 juillet, il a tenté de revenir au pays, mais l'avion qui le transportait n'a pu atterrir à l'aéroport de Tegucigalpa, bloquée par des véhicules militaires.

Son successeur Roberto Micheletti, porté à la présidence par les putchistes, a promis de l'arrêter immédiatement s'il rentrait au pays.

Des partisans de Manuel Zelaya bloquent une route dans le nord du pays. Des partisans de Manuel Zelaya bloquent une route dans le nord du pays.   © AFP/Orlando Sierra

Des routes bloquées

Pendant ce temps, sur le terrain, des centaines de partisans de Manuel Zelaya ont répondu à son appel à la désobéissance civile lancé mardi et ont bloqué plusieurs des principales routes menant à la capitale, créant des bouchons monstres. Les manifestants ont par la suite levé leurs barrages, mais ont promis de revenir vendredi.

D'autres barrages routiers ont été érigés à Comayagua, dans le centre du pays et à Copan, dans l'Ouest, sur des axes routiers utilisés pour les échanges avec le Salvador voisin. D'autres routes ont été bloquées dans le nord du pays.

Toujours jeudi, des enseignants du syndicat de l'Université nationale autonome du Honduras, la plus importante du pays, ont bloqué l'accès aux bâtiments, entraînant ainsi la suspension des cours.

Les partisans de Zelaya soutiennent qu'ils sont prêts à paralyser le pays pour que le gouvernement provisoire soit contraint de remettre le pouvoir au président destitué.

En réponse au plaidoyer de mercredi du président sur l'insurrection comme un droit légitime, le gouvernement de facto a rétabli le couvre-feu dans la capitale.

Roberto Micheletti Roberto Micheletti lors d'une conférence de presse à Tegucigalpa   © AFP/Orlando Sierra

La médiation reprend

Sur le délicat terrain de la diplomatie, le président du Costa Rica, Oscar Arias, qui sert de médiateur dans la crise, doit rencontrer samedi des représentants de MM. Zelaya et Micheletti.

Jeudi, il a fait savoir qu'il proposera aux parties de constituer un gouvernement de réconciliation nationale.

Une première tentative de médiation, vendredi dernier, avait échoué quand M. Micheletti avait quitté San Jose après un entretien avec M. Arias mais sans attendre la rencontre prévue avec son rival.

La mission de médiation de M. Arias s'annonce très difficile puisqu'un retour de M. Zelaya à la présidence, souhaité par la communauté internationale, est par ailleurs rejeté catégoriquement par M. Micheletti. Ce dernier se dit prêt à démissionner de son poste, mais seulement si M. Zelaya renonçait au pouvoir, ce qu'il a toujours écarté.

Correspondants
à l’étranger

  • Manon Globensky
    Manon Globensky

    Audio -  Les Occidentaux durcissent le ton contre le régime syrien

  • Luc Chartrand
    Luc Chartrand

    Vidéo -  Présidentielles en Égypte : les candidats au second tour

  • Ginette Lamarche
    Ginette Lamarche

    Audio -  Élections égyptiennes : les inquiétudes des coptes

Tous les correspondants

Facebook