Les drapeaux de la République tchèque et de l'Union européenne
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AFP/Dominique Faget
Le bal diplomatique se poursuit dans la vague de la décision d'Ottawa d'exiger un visa des Tchèques et des Mexicains qui souhaitent entrer au Canada.
Alors que la présidence suédoise de l'Union européenne se dit pour une obligation de visa pour les Canadiens qui veulent se rendre dans ses pays membres, la Commission européenne s'attend à ce que la mesure d'Ottawa soit temporaire.
Mercredi, la présidence suédoise de l'Union européenne (UE) s'est déclarée pour une obligation de visas pour les Canadiens qui veulent se rendre dans l'UE.
« En tant que présidence de l'UE, nous sommes favorables à la réciprocité d'obligation de visa en pareil cas », a déclaré le ministre suédois chargé de l'immigration, Tobias Billström. Ce dernier a ajouté qu'il revenait toutefois à la Commission européenne de faire une proposition, puisqu'elle est responsable du mécanisme de réciprocité.
De son côté, la Commission européenne ne semble pas pressée d'imposer cette obligation de visa aux Canadiens. Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a affirmé qu'il regrettait cette décision du Canada. « Je m'attends à ce que cette mesure soit temporaire », a précisé M. Barroso lors d'un débat au Parlement européen.
Il a ajouté que la Commission européenne comptait consulter les autorités canadiennes pour avoir plus d'informations sur les raisons de leur décision. « Nous allons faire tous les efforts nécessaires pour rétablir la possibilité de voyager sans visa pour les Tchèques », a-t-il ajouté.
Mardi, la commission européenne avait indiqué ne pas envisager, pour l'instant, de sanctionner les Canadiens par une obligation similaire de visa.
Une clause de solidarité au sein de l'Union européenne lui donne la possibilité d'imposer aux ressortissants canadiens un visa pour venir en Europe en réaction à l'imposition d'un visa pour l'un de ses pays membres, soit la République tchèque. L'opération n'est toutefois pas automatique et la procédure pour le faire est longue.
La Commission croit que la décision des autorités canadiennes est motivée par le fait que de plus en plus de Roms souhaitent s'installer au Canada. Les Roms, aussi connus sous le nom de Tziganes, sont des nomades qui se déplacent sur le territoire européen.
L'industrie québécoise du tourisme en furie
Calèches dans le Vieux Montréal.
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AFP/Timothy A. Clary
Le Conseil québécois de l'industrie touristique craint que la décision d'exiger un visa, qui s'ajoute aux risques liés à la grippe H1N1 et au ralentissement économique, n'ait des conséquences désastreuses pour le tourisme au Québec.
Il met aussi en doute les arguments invoqués par Ottawa pour justifier son geste et le presse, à tout le moins, de mettre en place les ressources nécessaires pour que les demandes de visa soient traitées rapidement.
Une centaine de Mexicains ont dû camper devant l'ambassade du Canada à Mexico au cours de la nuit de mardi à mercredi dans l'attente du document.
Rappelons qu'à partir de minuit, jeudi, tous les Tchèques et les Mexicains devront faire une demande de visa de résident temporaire dans leur pays, avant de se rendre au Canada. Dans le cas de la République tchèque, les demandes seront traitées par le bureau canadien des visas à Vienne, en Autriche. Ottawa dit avoir pris cette décision dans le but de freiner la croissance des demandes d'asile.