![]() International Crise en Iran L'avertissement d'ObamaMise à jour le vendredi 26 juin 2009 à 23 h 12
Le président des États-Unis semble de plus en plus inquiet relativement à la situation qui prévaut en Iran depuis l'élection présidentielle. Vendredi, Barack Obama a déclaré que la répression « scandaleuse » des manifestations des dernières semaines menaçait ses espoirs d'entretenir un dialogue direct avec le régime iranien. Il ne fait aucun doute que tout dialogue direct, toute diplomatie directe avec l'Iran sera affectée par les événements de ces dernières semaines. — Barck Obama Le président démocrate, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche avec la chancelière allemande Angela Merkel, a toutefois dit croire « que des discussions multilatérales continuent sur l'Iran », principalement sur la question nucléaire. Les pays occidentaux soupçonnent en effet l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire alors que Téhéran affirme poursuivre un programme uniquement civil. « La possession d'armes nucléaires par l'Iran déclenchera une course aux armements au Moyen-Orient qui serait négative pour la sécurité de la région tout entière », a prévenu M. Obama. Le président américain a par ailleurs indiqué ne pas prendre « au sérieux » les demandes d'excuses du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui l'accuse d'ingérence dans le processus électoral en Iran. « Je ne prends pas les déclarations de M. Ahmadinejad au sérieux à propos des excuses concernant en particulier le fait que les États-Unis se seraient écartés [de leur objectif] de ne pas s'ingérer dans le processus électoral en Iran », a-t-il déclaré. Tout comme le président Obama, la chancelière Merkel a condamné la répression violente des manifestations, et a dit souhaiter une solution diplomatique au dossier nucléaire iranien. « L'Iran ne peut pas compter sur la communauté internationale pour détourner le regard, [mais] nous souhaitons trouver une solution diplomatique pour éviter que l'Iran n'obtienne l'arme nucléaire. Je suis tout à fait d'accord avec le président [Obama] là-dessus », a-t-elle affirmé. Le G8 appelle à la fin des violences
Réunis d'urgence à Trieste, en Italie, les chefs de la diplomatie des huit pays les plus riches ont plus tôt condamné d'une même voix les violences postélectorales en Iran. Dans une déclaration commune, les pays du G8 invitent l'Iran à « respecter les droits fondamentaux des personnes », en particulier le droit d'expression. Ils se défendent de s'ingérer dans le processus électoral, en ajoutant qu'ils veulent que la lumière soit faite sur les résultats du scrutin. Les pays du G8 se disent« fâchés et attristés par les vies perdues » en Iran, où au moins 20 personnes ont été tuées dans la répression de la contestation. Ils ont d'ailleurs exprimé leur solidarité avec les familles des victimes. « Le gouvernement iranien doit protéger son peuple », a pour sa part déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, tout en soulignant qu'il appartenait au peuple iranien de décider qui « doit le gouverner ». Le Conseil des gardiens en remet Quelques heures plus tôt, le Conseil des gardiens de la Constitution, la plus haute instance juridique d'Iran, affirmait de nouveau qu'il n'y a eu aucune fraude lors de l'élection présidentielle controversée du 12 juin, martelant que ce scrutin était « le plus sain » depuis 30 ans. Le Conseil des gardiens a presque terminé l'évaluation des plaintes déposées par les candidats battus et cela démontre que l'élection était la plus saine depuis la révolution islamique [en 1979]. — Abbasali Kadkhodai, porte-parole du Conseil Alors que la crise en Iran semble soulever une certaine division au sein du clergé iranien et de la classe politique, plusieurs analystes s'attendent à ce que l'ayatollah Ahmad Khatami profite de la prière du vendredi pour marteler que le scrutin a été libre et équitable. Du nouveau pour Neda Jeudi, la presse ultraconservatrice tentait de disculper les forces iraniennes du meurtre de Neda, accusant même un journaliste de la BBC d'avoir engagé un tueur à gages. Un médecin iranien vient contredire cette version. Le Dr Arash Hejazi, qui étudie dans une université du sud de l'Angleterre, a dit en entrevue à la BBC qu'il se tenait à quelques mètres de Neda Agha-Soltan quand elle a été abattue. Selon lui, la balle a été tirée par un membre de la milice Bassidji, un groupe paramilitaire composé de volontaires. Il raconte qu'il croyait au départ que le coup de feu provenait d'un toit, mais plus tard des personnes dans la rue ont attrapé un membre de la milice qui criait à la foule « Je ne voulais pas la tuer! ». Il ajoute qu'après avoir pris des photos de sa carte d'identité, les gens l'ont laissé partir. Les partisans de Mir Hossein Mousavi, principale figure du mouvement de contestation, prévoient lancer vendredi dans le ciel plusieurs centaines de ballons à la mémoire de la jeune femme, qui est devenue une icône pour les protestataires. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters
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Portrait d'un pays-clé de la scène politique internationale, au lendemain des présidentielles Présidentielles en IranLes partisans de Mousavi manifestent malgré l'interdiction. Console Audio-vidéo
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