M. Obama en conférence de presse à la Maison-Blanche.
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PC/AP Photo/Ron Edmonds
Le président des États-Unis, Barack Obama, met en doute la légitimité du scrutin du 12 juin et condamne la répression de la protestation.
Le président américain Barack Obama, qui s'était fait plutôt discret jusqu'à maintenant sur la question iranienne, a condamné fermement la répression par Téhéran du mouvement de protestation et s'est dit préoccupé par les résultats de la présidentielle du 12 juin.
Obama a fait valoir qu'il n'y avait aucun observateur international sur le terrain et qu'il était donc impossible de savoir exactement ce qui s'était passé dans les bureaux de scrutin le jour du vote.
« Ce que nous savons, c'est qu'une part importante de la population iranienne elle-même estime que cette élection n'est pas légitime », a-t-il ajouté.
Il a appelé l'Iran « à gouverner par le consensus et non par la force ». Il a de plus rejeté les accusations d'ingérence dans les affaires intérieures iraniennes.
Ces déclarations surviennent alors que le Conseil des gardiens de la Constitution rejette l'annulation de la présidentielle du 12 juin et annonce l'investiture du nouveau président.
Dimanche, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a accusé l'Occident, particulièrement Washington et Londres, de s'ingérer dans le processus électoral.
Gordon Brown répond
D'autre part, le bras de fer entre Téhéran et Londres se poursuit.
La Grande-Bretagne a décidé mardi d'expulser deux diplomates iraniens en réponse à l'expulsion la veille de deux de ses diplomates par Téhéran pour « conduite inappropriée ».
« L'Iran a pris hier une mesure injustifiée en expulsant deux diplomates britanniques, sur des allégations qui sont absolument sans fondement, a expliqué Gordon Brown au Parlement. En réponse, nous avons informé l'ambassadeur d'Iran que nous expulsions deux diplomates iraniens de l'ambassade de Londres. Je suis désolé que l'Iran nous ait placés dans une telle situation. »
Ailleurs
Plusieurs pays occidentaux, dont la France et la Suède, ont convoqué les ambassadeurs iraniens en poste dans leur pays pour leur faire part de leurs préoccupations concernant la répression de la protestation en Iran.
L'Italie et Israël ont quant à eux durement critiqué le régime iranien. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a même jugé que l'attitude violente de Téhéran vis-à-vis des manifestants constitue actuellement la plus grave menace pour la paix mondiale.
Sur la scène canadienne, le premier ministre Stephen Harper avait dénoncé fermement l'attitude de Téhéran, lundi. « La réaction des autorités iraniennes aux manifestations en Iran est tout à fait inacceptable. Le régime a choisi le recours à la brutalité et à l'intimidation pour contrer l'opposition pacifique déclenchée par les allégations graves et légitimes de fraude électorale », avait-il déclaré.