21 mai 2009
![]() International Gabon La mort d'Omar Bongo confirméeMise à jour le lundi 8 juin 2009 à 14 h 54
Après moult démentis, le premier ministre gabonais, Jean Eyeghe Ndon, a confirmé lundi la mort du chef d'État du Gabon, Omar Bongo Ondimba, à l'âge de 73 ans. Le dictateur, qui a régné à la tête du pays pendant plus de 41 ans, était hospitalisé depuis mai dans une clinique de Barcelone, en Espagne. Selon un communiqué remis aux journalistes présents dans la ville catalane, il est mort d'un arrêt cardiaque. Selon AFP, le ministère de la Défense, dirigé par le fils du défunt président, Omar Bongo Ondimba, a décrété « la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes [...] la mise en place de toutes les composantes des forces de défense sur tout l'ensemble du territoire [...] et la sécurisation des sites et des bâtiments administratifs sensibles ». Difficile succession La question du pouvoir risque de s'avérer complexe, Omar Bongo n'ayant désigné personne pour lui succéder. Selon la Constitution du Gabon, c'est le président du Sénat qui doit assurer par intérim le rôle de chef d'État. Rose Francine Rogombé est actuellement présidente du Sénat. Elle dispose de 45 jours après le constat de la vacance du pouvoir pour déclencher des élections. Le Gabon a autrefois connu la prospérité économique, notamment en raison de ses ressources pétrolières. La situation s'est toutefois détériorée au cours des dernières années, notamment en raison du manque de diversification de l'économie et de la corruption. Vif démenti Plus tôt dans la journée, le premier ministre gabonais déclarait qu'Omar Bongo était toujours vivant. Il réagissait alors à l'annonce de son décès par la presse parisienne, dimanche. Le gouvernement gabonais avait affirmé son intention de protester officiellement auprès de la France contre les « dérives répétées de la presse française » sur l'état de santé du président du Gabon. Les médias français avaient récemment révélé l'important patrimoine immobilier de sa famille. La justice française s'est saisie d'une plainte d'ONG qui accusent M. Bongo de posséder en France des biens immobiliers de luxe financés par de l'argent public détourné. Ces révélations créaient déjà des tensions diplomatiques entre la France et le Gabon. Dimanche soir, une source proche de la présidence française avait annoncé à l'AFP le décès du président Bongo Ondimba. De son côté, le site web du magazine français Le Point citait une source proche de l'entourage du président Bongo. Le premier ministre gabonais, Jean Eyeghe Ndong, avait déclaré dimanche soir, sur les ondes de la télévision nationale, qu'il n'était « pas au courant » de la mort du président Bongo. La ministre gabonaise de la Communication, Laure-Olga Gondjout, avait également démenti l'information.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Reuters et Le Point Fil international en continuMis à jour il y a 1 heure 8 minutesCorrespondants à l'étranger
À ne pas manquer
En profondeur
|