Les troubles persistent en Amazonie

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Hommage aux policiers tués Un hommage a été rendu aux policiers qui ont été tués.   © AFP/Rafael CORNEJO

Le bilan des affrontements entre la police et des tribus de la forêt tropicale, qui se sont poursuivis samedi, font des dizaines de morts.

Les affrontements se sont poursuivis samedi entre la police péruvienne et des tribus de l'Amazonie. Ces dernières sont opposées à l'exploration gazière et pétrolière sur leurs terres situées dans la forêt équatoriale du nord du Pérou.

L'AFP rapporte que depuis le début des affrontements, au moins 22 policiers et 9 Indiens ont trouvé la mort dans le nord du pays. Il s'agit de la pire flambée de violence au Pérou depuis l'éradication du Sentier lumineux il y a 10 ans.

Samedi, le premier ministre Yehude Simon a reconnu que ce bilan n'était pas définitif. En effet, selon la presse locale et d'autres sources, un total de 15 civils ont été retrouvés morts dans les hôpitaux de la région. Certains médias avancent même le chiffre de 25 morts parmi les manifestants.

Chez les policiers, le bilan s'est alourdi samedi matin, lors d'une opération militaire qui a été lancée pour libérer 38 policiers retenus en otage depuis 24 heures par un millier d'Indiens. Ils assuraient la sécurité d'une station de pompage pétrolier.

Selon un chef de l'état-major de la police, sur les 38 policiers, 22 ont été récupérés vivants, 9 ont été tués par les indigènes et 7 sont portés disparus. La police n'a toutefois pas précisé s'il y avait des morts ou des blessés du côté indien.

Les indigènes voulaient ainsi riposter à une opération des forces de l'ordre pour dégager une route de la région bloquée par 2500 d'entre eux. Elle avait fait au moins 13 morts chez les policiers et provoqué la colère de trois localités voisines.

Le président péruvien, Alan Garcia, et son premier ministre ont dénoncé ces actes de violence, qui font selon eux « partie d'un complot contre la démocratie ».

Au début d'avril, 65 ethnies amazoniennes se sont déclarées en guerre contre le gouvernement afin d'obtenir l'abrogation de décrets-lois adoptés en 2007 et en 2008. Ils autorisent l'exploitation économique de leurs territoires.

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