Des visiteurs regardent un panneau d'information dans une station d'observation dans le village frontalier de Panmunjom, le 25 mai 2009.
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PC/AP/ Lee Jin-man
La tension augmente entre la Corée du Nord et la Corée du Sud depuis l'essai nucléaire effectué par Pyongyang lundi.
Le régime communiste hausse le ton et menace Séoul d'une attaque militaire. De plus, Pyongyang poursuit ses tirs de missiles et rouvre un site de traitement de combustible nucléaire.
Ne s'estimant plus liée par l'armistice de 1953, la Corée du Nord a menacé mercredi Séoul d'une attaque militaire.
Cette annonce est survenue au lendemain de la décision de la Corée du Sud de se joindre à l'initiative d'antiprolifération lancée par l'administration de George W. Bush en 2003. Cette décision est considérée comme une « déclaration de guerre » par le régime communiste.
Selon le ministère de la Défense de la Corée du Nord, Pyongyang a procédé mercredi à un nouveau tir de missile à courte portée, portant à cinq le nombre d'engins tirés depuis lundi. Et la presse sud-coréenne a rapporté que Pyongyang aurait relancé la production de combustible nucléaire sur son site de Yongbyon, où des émissions de vapeur ont été constatées.
« Tout acte hostile, notamment le fait de stopper ou de perquisitionner nos navires donnera lieu à une réponse militaire forte et immédiate », a averti Pyongyang.
Sur le plan international, le Conseil de sécurité de l'ONU prépare une résolution devant comporter de nouvelles sanctions contre Pyongyang.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a estimé que le Conseil de sécurité de l'ONU devait se montrer ferme tout en oeuvrant à la reprise des pourparlers à six sur le nucléaire Nord-Coréen.
« Nous ne devrions pas punir pour punir », a-t-il dit à la presse, laissant entendre que de nouvelles mesures de rétorsion seraient contre-productives.
Le président russe Dmitri Medvedev avait condamné lundi l'essai nucléaire nord-coréen, mais avait exhorté la communauté internationale à ne pas y donner de réponse hâtive.