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![]() International Corée du Nord Pyongyang récidiveMise à jour le mardi 26 mai 2009 à 22 h 30
Environ 24 heures après l'essai nucléaire et les tirs d'essai de trois missiles lundi, Pyongyang répète l'opération. La Corée du Nord a procédé mardi au tir expérimental de deux autres missiles de courte portée et d'un autre mercredi. En outre, le pays a accusé Washington de comploter contre son gouvernement. L'agence de presse nord-coréenne KCNA a diffusé une dépêche dans laquelle le régime justifie ses efforts pour se bâtir un arsenal nucléaire. « Notre armée et notre peuple sont totalement prêts pour la bataille [...] contre toute tentative imprudente américaine de frappe préventive », a indiqué l'agence. La dépêche stigmatise la politique « hostile » des États-Unis qui n'a pas changé depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche. Lundi, le président américain avait réaffirmé « l'engagement sans faille » des États-Unis aux côtés de Séoul et du Japon pour assurer la paix et la sécurité en Asie de l'Est. Pour les spécialistes de ce pays, la Corée du Nord a choisi de procéder plus tôt que prévu à un essai nucléaire pour attirer l'attention de l'administration Obama et faire monter les enchères pour d'éventuelles négociations directes. Le Chosun Sibo, un journal favorable aux thèses de Pyongyang, publié à Tokyo, a estimé mardi que des sanctions contre la Corée du Nord ne feront qu'attiser les tensions. Le journal a appelé à des négociations directes entre la Corée du Nord et les États-Unis. « La seule façon pour la DPRK [la Corée du Nord] d'envisager un dialogue est un changement dans l'attitude des États-Unis. Les autres pays n'ont aucun véritable moyen de faire revenir la Corée du Nord à la table des négociations », a souligné le journal. Les essais nucléaires nord-coréens ont provoqué des réactions en cascade de toutes parts, à commencer par la Corée du Sud voisine. Celle-ci a annoncé qu'elle rejoindrait l'initiative de sécurité lancée par l'ex-administration Bush pour lutter contre le trafic d'armes de destruction massive. Pyongyang a averti que la participation de Séoul à ce programme équivaudrait à une déclaration de guerre. Le complexe de Yongbyon redémarre Comme elle l'avait annoncé il y a un mois, la Corée du Nord a également redémarré son usine d'extraction du plutonium sur le complexe de Yongbyon. C'est du moins ce que rapporte mercredi le quotidien sud-coréen Chosun Ilbo, citant un responsable gouvernemental sous couvert de l'anonymat. « Plusieurs signes indiquant que les installations de retraitement de Yongbyon ont repris leurs opérations ont été détectés par les satellites de surveillance américains, y compris de la vapeur qui s'échappe du complexe », peut-on lire dans le quotidien. La Corée du Nord pourrait maintenant vouloir remettre l'ensemble du complexe nucléaire de Yongbyan en état de fonctionner. Cette opération pourrait cependant prendre jusqu'à un an en raison des premières mesures de démantèlement déjà mises en oeuvre en vertu d'un accord sur la dénucléarisation de la péninsule. La condamnation de l'ONU Lundi, le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné l'essai nucléaire nord-coréen. La Chine, pays traditionnellement proche de Pyongyang, a associé sa voix à cette condamnation, de même que la Russie. Pour le Conseil de sécurité, ces événements représentent une « violation évidente » de la résolution 1718, adoptée peu après le premier essai nucléaire de Pyongyang, en octobre 2006. Cette résolution interdit tout nouvel essai nucléaire ou tir expérimental de missile et impose des sanctions financières limitées ainsi qu'un embargo sur les armes. Pour l'heure, le Conseil de sécurité de l'ONU prépare une résolution devant comporter de nouvelles sanctions à l'égard du régime communiste de Pyongyang. À Helsinki, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a dit espérer que le Conseil « sera capable de prendre les mesures nécessaires correspondant à la gravité de la situation ». Des diplomates qui sont à New York ont affirmé que le Conseil avait tout de même besoin « d'un peu de temps » pour mettre au point une résolution pour sanctionner Pyongyang. Cité par l'AFP, l'ambassadrice des États-Unis, Susan Rice, a dit que les cinq membres permanents du Conseil dotés du droit de veto (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie), le Japon et la Corée du Sud étaient « d'accord sur les objectifs de la résolution ». Mardi, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a communiqué avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, pour lui demander une réponde « rapide et unifiée » de la communauté internationale à l'égard de la Corée du Nord. Par ailleurs, le département américain du Trésor envisage pour sa part de nouvelles sanctions financières contre Pyongyang. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters
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Nathalie Cloutier fait le récit des événements.
Michel Cormier fait le point.
L'analyse du politologue Loïc Tassé
De Séoul, Thomas Ollivier parle de cette escalade militaire.
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Résolution 1718 (document PDF)
Conseil de sécurité des Nations unies Fil international en continuMis à jour il y a 3 heures 29 minutesCorrespondants à l'étranger
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