Israël serait à portée de missile

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le président Mahmoud Ahmadinedjad à Semnan où il a annoncé l'essai réussi du missile Sejil 2 Le président Mahmoud Ahmadinedjad à Semnan où il a annoncé l'essai réussi du missile Sejil 2  Photo :  AFP/Atta Kenare

Les Iraniens ont testé un missile, baptisé Sejil 2, d'une portée de 2000 km. L'information a été divulguée mercredi par le président Mahmoud Ahmadinejad lors d'une visite dans la province de Semnan, dans le nord du pays où l'essai a eu lieu.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad annonce le test d'un missile d'une portée de 2000 km. Les Américains confirment la réussite du test et expriment leur inquiétude.

Le Sejil 2 a « deux étages avec deux moteurs, utilise du combustible solide combiné et possède des capacités extraordinaires et très grandes », avait déclaré le ministre iranien de la Défense.

M. Ahmadinejad a déclaré que l'Iran avait la capacité d'« envoyer en enfer » toute installation militaire d'où serait tirée « une balle » contre son pays. « Aujourd'hui même, le régime sioniste [...] menace militairement l'Iran avec de fausses menaces », a-t-il dit.

Si le missile Sejil 2 est, comme annoncé, d'une portée de 2000 km, il pourrait atteindre le territoire israélien ou les bases américaines dans le golfe Persique.

L'Iran avait annoncé en novembre un premier tir d'essai réussi d'un missile Sejil, présenté comme un missile sol-sol de nouvelle génération.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a confirmé le lancement réussi du missile balistique par l'Iran.

Israël réagit

La réaction d'Israël a été rapide. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a indiqué que ce test iranien devrait « inquiéter les Européens ». « Sur le plan stratégique, ce nouveau tir de missile ne change rien pour nous, car les Iraniens avaient déjà testé un missile d'une portée de 1500 km », a-t-il précisé.

« Les Iraniens tentent aussi de mettre au point un missile balistique d'une portée de 10 000 km qui pourrait atteindre la côte est des États-Unis », a-t-il ajouté.

Les Occidentaux craignent que le programme balistique de l'Iran lui permette de disposer de missiles équipés d'ogives nucléaires, si Téhéran parvenait à se doter de l'arme atomique.

Inquiétude américaine

Le président américain « s'inquiète des programmes iraniens de développement de missiles, et de leur volonté de se doter de technologies et d'armements nucléaires », a déclaré son porte-parole Robert Gibbs.

Il a ajouté que Barack Obama est « convaincu que la quête de ces programmes ne renforce pas leur sécurité, mais au contraire les rend plus vulnérables ».

Pour sa part, la secrétaire d'État Hillary Clinton a dit qu'elle avait l'intention d'expliquer au régime iranien qu'il n'a pas intérêt à acquérir l'arme nucléaire, car cela déclencherait une course à l'armement au Proche-Orient. « [...] Notre objectif est de persuader le régime iranien qu'il sera en fait moins en sécurité s'il poursuit son programme nucléaire », a indiqué la chef de la diplomatie américaine.

Pas de recul

Sur la question du programme nucléaire, le président iranien a répété que son pays n'arrêtera pas son programme nucléaire, même au risque de nouvelles sanctions internationales. « J'ai dit [aux puissances occidentales] qu'elles peuvent adopter 100 sanctions, mais rien ne changera » dans la politique de l'Iran, a-t-il ajouté.

L'Iran a repris au début de 2006 ses activités d'enrichissement d'uranium, et a refusé depuis de les suspendre malgré cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont trois assorties de sanctions.

Le président américain Barack Obama a déclaré lundi qu'il se laissait jusqu'à la fin de l'année pour juger de la volonté de Téhéran d'engager des négociations sérieuses sur le sujet.

Correspondants
à l’étranger

  • Ginette Lamarche
    Ginette Lamarche

    Audio -  La tension monte entre la Syrie et Israël

  • Anyck Béraud
    Anyck Béraud

    Audio -  Reprise du procès du Mediator à Nanterre

  • Manon Globensky
    Manon Globensky

    Audio -  Tornarde monstre en Oklahoma

Tous les correspondants

L'actualité en direct

    Facebook