Aux grands maux les grands remèdes

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse, Bloomberg et Reuters
Margaret Chan et Ban Ki-moon Margaret Chan et Ban Ki-moon   © AFP/Fabrice Coffrini

Les responsables des grands laboratoires pharmaceutiques d'une vingtaine de pays se sont rendus à Genève, à l'appel de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), pour planifier la production d'un vaccin contre le virus A (H1N1).

L'Organisation mondiale de la santé et les grands laboratoires mondiaux mettent au point leur scénario en vue de la production d'un éventuel vaccin. Le dernier bilan fait état de plus de 9800 cas répertoriés sur le globe.

Lors d'une réunion où se trouvait aussi le secrétaire général de l'ONU, la directrice de l'OMS Margaret Chan a affirmé qu'elle s'attendait à une production de 94,3 millions de doses par semaine une fois lancée la fabrication du vaccin.

La production sera lancée seulement si l'alerte pandémique passe à 6, son niveau maximal. Lundi, Mme Chan a annoncé que l'OMS maintenait son niveau à 5, et a précisé que son éventuel passage au niveau 6 ne préjugerait pas de la sévérité de la maladie, mais de sa seule propagation. Il demeure que, selon des experts, les laboratoires ne seront pas prêts à fournir un vaccin avant la mi-juillet, au plus tôt.

L'OMS se questionne par ailleurs sur la pertinence de détourner les capacités de production de vaccins contre la grippe saisonnière au profit de la lutte contre le virus A (H1N1), alors que ce dernier est pour l'instant peu virulent. On craint cependant une mutation du virus A en une souche plus dangereuse, s'il échange du matériel génétique avec le virus aviaire H5N1.

« Nous avons toutes les raisons de craindre une interaction du nouveau H1N1 avec d'autres virus. [...] Nous ne devons jamais oublier que le H5N1 est établi dans plusieurs pays », a d'ailleurs fait valoir lundi Mme Chan devant les représentants des États membres de l'OMS, réunis à Genève.

Un bilan en hausse constante

Un membre d'une équipe médicale dans un hôpital d'Osaka Un membre d'une équipe médicale dans un hôpital d'Osaka   © AFP/Kazuhiro Nogi

Un millier de cas supplémentaires de grippe porcine ont été diagnostiqués en 24 heures dans le monde, a indiqué mardi l'OMS, qui comptabilise maintenant 9830 personnes contaminées et 79 morts dans 40 pays.

C'est au Mexique et aux États-Unis que l'on retrouve le plus grand nombre de cas répertoriés, mais leur nombre au Japon connaît aussi une hausse accélérée. Mardi, 15 nouveaux cas de grippe ont été confirmés à Osaka et à Kobe, pour un total de 178 cas répertoriés.

Plus de 4000 écoles et garderies sont fermées dans l'ouest du pays pour tenter de freiner la propagation du virus. Mais, selon les autorités locales, de nombreux jeunes en auraient profité pour fréquenter les salons de karaoké, ce qui contribue aux risques de contamination.

Par ailleurs, les autorités sanitaires de la ville de New York enquêtent sur le décès d'un bébé de 16 mois, considéré comme un cas possible de grippe A (H1N1). L'enfant est mort lundi soir au centre hospitalier Elmhurst du Queens, où il avait été admis avec une forte fièvre.

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