Le personnel d'un hôpital malaisien porte le masque alors qu'un premier patient atteint du virus H1N1 vient d'être hospitalisé dans ce pays. Il s'agit d'un homme de 21 ans de retour d'un séjour aux États-Unis
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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé vendredi plus de 1000 nouveaux cas de grippe A (H1N1) en 24 heures, ce qui porte le bilan à 7520 personnes contaminées dans le monde.
L'Organisation mondiale de la santé évalue, vendredi, qu'il y a eu plus d'un millier de nouveaux cas en 24 heures, portant ainsi le bilan à plus de 7500 personnes contaminées dans le monde.
Le bilan du virus mortel demeure toutefois inchangé à 65 morts.
L'OMS s'attend à ce que de nouveaux foyers autonomes du virus apparaissent. La diminution des infections en Amérique du Nord, où le virus est apparu la première fois, ne signifie pas que le pire est passé, selon l'OMS, qui souligne qu'une grande incertitude entoure toujours l'évolution de la maladie.
Le bilan précédent, jeudi, s'établissait 6497 personnes contaminées dans 33 pays dans le monde. Les États-Unis, le Mexique et le Canada sont les trois pays les plus touchés.
Le Canada a recensé vendredi 47 nouveaux cas, ce qui porte le nombre total à 496.
En Ontario, 32 nouveaux cas ont été signalés, tandis qu'au Québec les autorités sanitaires ont fait état de 9 nouveaux cas, tous bénins. Le directeur de la santé publique, le Dr Alain Poirier, a indiqué que les autorités ne recommandent plus aux personnes infectées par la grippe de se rendre à tout prix à l'hôpital. Elles leur suggèrent de ne le faire que si leur condition se détériore.
Les États-Unis comptaient jeudi 4298 cas. En soirée, l'agence Reuters a rapporté un quatrième décès lié à la grippe A (H1N1). Il s'agirait d'une Américaine souffrant d'une maladie pulmonaire sous-jacente. La femme âgée d'une quarantaine d'années serait morte la semaine dernière, en Arizona.
En outre, un premier cas grave a été recensé à New York. Il s'agit d'un enseignant d'une école du quartier Queen's. Il semble toutefois que l'homme avait des « problèmes de santé antérieurs », a déclaré en conférence de presse le maire Michael Bloomberg.
Trois écoles new-yorkaises où des élèves sont malades seront fermées pour une semaine. Il s'agit d'une mesure préventive, a indiqué le maire.
Le Mexique veut être indemnisé
Le Mexique souhaite obtenir un « dédommagement économique » pour l'épidémie de grippe A (H1N1). Le ministre de la Santé, le Dr José Angel Cordova, compte soulever la question lors de la prochaine assemblée générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s'ouvre lundi prochain à Genève, en Suisse.
Le ministre mexicain du Travail, Javier Lozano, et son homologue de l'Agriculture, Alberto Cardenas, mangent un repas préparé par des producteurs de porc, qui voulaient démontrer que leur viande ne comporte aucun risque pour la santé.
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Le ministre Cordova estime que le Mexique a droit à ce dédommagement, car il est le pays le plus touché par le virus. Le plus récent bilan fait état d'une soixantaine de morts et de 2656 personnes malades. Le ministre soutient aussi qu'en sonnant rapidement l'alarme, le 23 avril, le Mexique « a permis de limiter l'expansion du virus dans les autres pays ».
L'industrie touristique mexicaine a été durement touchée par l'épidémie. De nombreux pays ont déconseillé à leurs citoyens de s'y rendre. Selon le ministre mexicain des Finances, la grippe coûtera 2,3 milliards de dollars à l'économie du pays.
L'éclosion du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), en 2003, en Asie, a conduit à la mise en place de mécanismes de dédommagement par les organismes financiers internationaux comme la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement, a souligné le ministre Cordova.
Un complot, selon Fidel Castro
Fidel Castro (archives)
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Les propos du Dr Cordova vont à l'encontre de ceux de l'ancien président cubain Fidel Castro. Celui-ci a accusé, jeudi, le Mexique, les États-Unis et le Canada d'avoir caché l'éclosion du virus au reste de la planète.
Dans un commentaire lu à la télévision nationale et publié sur le site web cubadebate.cu, el commandante estime peu probable que les trois pays n'aient pas su plus tôt qu'une épidémie était sur le point de survenir.
« Pas même les services de renseignement des États-Unis, experts en information, ne savaient ce qui était sur le point d'arriver? » demande-t-il. Il ajoute que le président américain, Barack Obama, son homologue mexicain, Felipe Calderon, et le premier ministre canadien, Stephen Harper, se sont rencontrés au Sommet des Amériques de Trinité-et-Tobago, les 18 et 19 avril.
Ce n'est pas la première fois que Fidel Castro accuse le Mexique d'avoir tu l'apparition de l'épidémie. Il avait laissé entendre que le pays ne voulait pas compromettre la venue du président Obama sur son territoire.
Il avait fait cette déclaration au lendemain de la remise en question par Mexico d'une visite à Cuba du président Calderon. Cette remise en question était une réponse à la décision cubaine, prise le 29 avril, de suspendre indéfiniment les vols entre Cuba et le Mexique.
Pas de vaccin pour l'instant
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Enfin, l'Organisation mondiale de la santé a déclaré jeudi qu'elle avait besoin de plus de temps avant de décider de produire ou non un vaccin contre la grippe. « Il n'est pas possible de dire à quelle date nous prendrons une décision, c'est vraiment un processus méticuleux et difficile », a déclaré le numéro deux de l'OMS, le Dr Keiji Fukuda.
L'OMS surveillera notamment si le virus prend de la vigueur en passant dans l'hémisphère sud, où l'hiver commence. Un vaccin pourrait alors s'avérer essentiel.
Par ailleurs, le Dr Fukuda a rejeté l'hypothèse, soulevée par un virologue, selon laquelle le virus aurait pu avoir été créé en laboratoire. L'OMS, qui dit avoir pris ces allégations très au sérieux, a finalement conclu que ce n'était pas le cas.