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AFP/Mandel Ngan
Au 100e jour de sa présidence, Barack Obama se dit fier du chemin accompli, mais affirme qu'il reste du travail à faire pour renforcer la prospérité et la sécurité du pays.
Le président des États-Unis, Barack Obama, s'est adressé aux Américains, mercredi soir, lors d'une conférence de presse tenue pour marquer le 100e jour de sa présidence.
Il s'est dit fier du chemin accompli par son administration au cours de ces 100 jours, tout en reconnaissant qu'il restait beaucoup de travail pour renforcer la prospérité et la sécurité du pays.
À ce sujet, il a promis que les Américains pourraient compter sur un effort « permanent et acharné » de son administration « dans les 100 prochains jours, dans les 100 jours d'après, et tous les jours qui suivront ».
Il a dit avoir été surpris par le nombre de dossiers critiques auxquels son administration doit faire face.
Ne pas céder à la panique
La question de la grippe porcine a été abordée lors de la période de questions. Le président Obama a déclaré que toutes les mesures nécessaires seront mises en place pour combattre le fléau.
Il a toutefois mis en garde contre la tentation de céder à la panique. Il a notamment exclu la possibilité de fermer la frontière avec le Mexique. Selon les autorités médicales, a-t-il fait valoir, une telle mesure équivaudrait à « fermer la porte de la grange une fois que le bétail s'est échappé », puisque la grippe a déjà fait son entrée aux États-Unis.
Jusqu'à maintenant, 91 cas de grippe porcine ont été recensés aux États-Unis, dont un mortel.
Une industrie forte, compétitive et viable
Au sujet de l'industrie automobile, il s'est déclaré optimiste de voir Chrysler se sortir de l'impasse. Il a ajouté avoir « plus d'espoir qu'il y a 30 jours dans le fait que nous puissions trouver une solution viable qui maintienne la compagnie Chrysler viable ».
À son avis, les concessions faites par les syndicats et les actionnaires aideront à assurer la survie du constructeur.
Quant à General Motors, Barack Obama a déclaré avoir « toujours dit que GM avait de bons produits et que s'ils peuvent sortir de cette période difficile et s'engager dans des choix difficiles, ce qu'ils ont déjà fait, ils peuvent devenir un groupe fort, compétitif et viable ».
Il a réitéré que chaque dollar public investi dans le sauvetage de l'industrie automobile devait être utilisé avec soin.
La torture, le Pakistan et l'Irak
Le président a réitéré son opposition à la torture. Selon lui, il est possible d'obtenir des informations d'une autre façon qu'en torturant les suspects. Il ne faut pas, dit-il, « prendre des raccourcis aux dépens de nos idéaux », car ils corrompent l'esprit même du pays.
Le rejet de la torture, croit-il, enlève un argument à Al-Qaïda et aux groupes terroristes qui tentent de démoniser les États-Unis.
Le cadre juridique utilisé par l'administration de George W. Bush pour justifier la simulation de noyade était « une erreur » et il s'agissait de torture, a-t-il dit.
M. Obama a par ailleurs déclaré être « assuré que l'arsenal nucléaire du Pakistan est en sécurité » et qu'il ne tombera pas entre « des mains d'extrémistes ». La sécurité des États-Unis, a-t-il dit, passe par la stabilité du Pakistan.
Il s'est d'ailleurs dit préoccupé par la précarité du gouvernement pakistanais et ses difficultés à servir sa population et ainsi obtenir sa loyauté en retour. Avant d'envisager toute intervention militaire, selon lui, « nous devons aider le Pakistan à aider les Pakistanais ».
Le président Obama s'est également dit préoccupé par la récente recrudescence de violence en Irak. La fréquence des attentats reste toutefois inférieure à celle de l'année dernière, a-t-il souligné. Il a affiché son optimisme en raison du fait que « le dispositif politique tient bon et fonctionne en Irak ».