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Lynne Sladky
Le rapprochement entre Cuba et les États-Unis continue. Des représentants américains et cubains ont poursuivi des discussions informelles, lundi, pour tenter de relancer les relations diplomatiques, interrompues depuis près d'un demi-siècle.
Des représentants américains et cubains ont poursuivi des pourparlers informels, lundi, pour tenter de relancer le dialogue après l'abandon par les États-Unis de certaines restrictions contre Cuba.
Le secrétaire d'État adjoint, Thomas Shannon, a rencontré le directeur de la Section d'intérêt de Cuba à Washington, Jorge Bolanos, avec lequel il avait déjà eu une des discussions le 13 avril.
« Ces rencontres ont lieu périodiquement », et il n'y a pas lieu de faire d'interprétation excessive, a indiqué un porte-parole du département d'État, Robert Wood.
Malgré la levée de plusieurs restrictions sur les voyages et les transferts d'argent des États-Unis vers Cuba, il y a près de deux semaines, le président américain Barack Obama a indiqué qu'il n'envisageait pas la levée de l'embargo tant que Cuba n'aurait pas pris le chemin de la démocratie.
« Nous avons de sérieuses préoccupations par rapport au manque de démocratie à Cuba. Et nous voulons que des choses soient faites pour améliorer la situation », a souligné Robert Wood. « Ce que nous aimerions voir, ce sont des avancées donnant aux Cubains quelques-unes des libertés dont jouissent les autres personnes » sur le continent américain, a-t-il ajouté.
La Havane et Washington n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1961, et les États-Unis imposent depuis 1962 un embargo commercial et politique contre Cuba. Les deux pays disposent toutefois de missions ou de sections dans leur capitale respective.
Une atmosphère différente
Un responsable du département d'État a indiqué à Reuters, sous le sceau de l'anonymat, que l'entretien entre Shannon et Bolanos était positif et se déroulait dans une atmosphère très différente des réunions tenues sous l'administration Bush. « Nous ne sommes sans doute pas encore proches de relations normales avec Cuba », a-t-il toutefois ajouté.
Le porte-parole de la Section d'intérêt de Cuba à Washington, Alberto Gonzalez Casals, a refusé de commenter la rencontre.
Selon un haut responsable américain, cité lundi par le New York Times, ces rencontres entre diplomates américain et cubain seraient destinées à évaluer si les États-Unis et Cuba peuvent entamer des discussions formelles sur différents enjeux, dont l'immigration et le trafic de drogue.