Hillary Clinton est accueillie par le ministre irakien Hoshyar Zebari à sa descente d'avion.
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AFP/HO/Bureau du ministre irakien des Affaires étrangères
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a entrepris samedi sa première visite en Irak depuis son entrée en fonction à titre de chef de la diplomatie. Mme Clinton avait déjà fait trois visites en Irak à titre de sénatrice de New York.
La secrétaire d'État américaine effectue sa première visite en Irak à titre de chef de la diplomatie, au lendemain d'un double attentat-suicide qui a fait des dizaines de morts à Bagdad.
Comme c'est l'habitude, la visite de Mme Clinton n'avait pas été annoncée à l'avance, pour des raisons de sécurité.
Cette visite survient après deux journées très violentes, marquées par trois attentats, à Bagdad et à Bakouba, qui ont fait près de 150 morts au total.
Hillary Clinton a affirmé aux journalistes qui l'accompagnent qu'elle était au courant de ces événements et qu'elle allait tenter d'en comprendre les raisons lors d'un entretien avec le général Ray Odierno, chef de la Force multinationale en Irak.
« Les attentats-suicides, terribles par le nombre de morts et de blessés qu'ils provoquent, sont le signe malheureusement tragique que les partisans du refus craignent de voir l'Irak aller dans la bonne direction, a déclaré la secrétaire d'État américaine. Nous souhaitons assurer de nouveau le peuple irakien de notre engagement en faveur de la stabilité, de la sécurité et de l'autosuffisance de l'Irak. »
En plus du général Odierno, Mme Clinton doit aussi rencontrer le président irakien Jalal Talabani, le premier ministre Nouri Al-Maliki et le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari.
La secrétaire d'État américaine doit également s'entretenir avec le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Irak, Staffan de Mistura, qui a rédigé un rapport sur les régions que convoitent tant les Arabes que les Kurdes. Enfin, Mme Clinton rencontrera des veuves de la guerre en Irak et des travailleurs humanitaires.
La visite de Hillary Clinton suit aussi de près l'entrée en fonction du nouvel ambassadeur des États-Unis à Bagdad, Christopher Hill. Le diplomate était jusqu'à récemment le principal négociateur américain dans le dossier du nucléaire nord-coréen.
En vertu d'un accord signé avec le gouvernement irakien, le nombre de soldats américains déployés en Irak devrait passer de 140 000 militaires maintenant, à 35 000 à 50 000 à la fin août 2010. Le retrait complet serait achevé d'ici la fin 2011.