Une émission spéciale a été diffusée en Corée du Sud sur le tir nord-coréen du 5 avril dernier.
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AFP/Kim Jae-hwan/Topshots
Le Conseil de sécurité des Nations unies gèle les avoirs financiers à l'étranger de trois compagnies, dont une banque, en représailles au tir d'une fusée balistique au début avril.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé vendredi d'imposer des sanctions à trois entreprises de la Corée du Nord concernant leur implication dans les activités balistiques de Pyongyang.
Les trois entreprises en question sont la Korea Mining Development Trading Corporation, la Korea Ryonbong General Corporation et la Tanchon Commercial Bank. Les mesures consistent au gel des avoirs financiers à l'étranger des trois compagnies et leurs filiales.
Selon un document du comité des sanctions du Conseil de sécurité obtenu par l'AFP, la Korea Mining est considérée comme « un des principaux commerçants d'armes et exportateur de biens et équipements relatifs aux missiles balistiques et aux armes conventionnelles ».
La Korea Ryonbong est vue comme « un conglomérat dans le domaine de la défense spécialisé dans les acquisitions pour les industries de défense de la Corée du Nord et dans le soutien aux ventes à caractère militaire de ce pays ».
De son côté, le document qualifie la banque Tanchon comme étant « la principale entité financière de Corée du Nord pour la vente d'armes conventionnelles, les missiles balistiques et les biens associés au montage et à la fabrication de ces armes ».
Les trois compagnies comptent en tout huit filiales.
Les mesures prises par le comité des sanctions se veulent des représailles au tir d'une fusée balistique par Pyongyang, le 5 avril. Le 13 avril dernier, le Conseil de sécurité avait en effet signifié son intention de vouloir renforcer le régime de sanctions mis en place à l'encontre du régime nord-coréen en 2006, après que celui-ci eut procédé à un essai nucléaire.
Rappelons que la Corée du Nord affirme avoir mis en orbite le 5 avril dernier un satellite de communications, mais plusieurs pays occidentaux croit qu'il s'agissait peut-être en réalité d'un missile longue portée.