De nouvelles photos

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse, Associated Press et New York Times
Les photos de mauvais traitements à la prison d'Abou Ghraib, publiées en 2004, avaient semé la consternation partout dans le monde. Les photos de mauvais traitements à la prison d'Abou Ghraib, publiées en 2004, avaient semé la consternation partout dans le monde.   © AFP/Haitham MUSSAWI

Le Pentagone indique qu'il rendra prochainement publiques de nouvelles images de sévices infligés par du personnel américain à des prisonniers en Irak et en Afghanistan.

Le Pentagone a annoncé qu'il va bientôt publier « un nombre substantiel » de photos qui montrent des sévices administrés à des prisonniers en Irak et en Afghanistan. Il s'agit de gestes infligés par du personnel américain sous l'administration de George W. Bush.

Les photos seront rendues publiques le 28 mai. La décision a été prise à la suite d'une action en justice entreprise en 2004 par l'American Civil Liberties Union (ACLU), une organisation américaine de défense des droits et libertés.

En 2004, la publication de photos de mauvais traitements infligés à des détenus de la prison irakienne d'Abou Ghraib avait conduit à la condamnation de 11 militaires américains. Pour Amrit Singh, experte juridique de l'ACLU, les nouvelles photographies donneront « une preuve visuelle que les sévices pratiqués sur les prisonniers par le personnel américain n'étaient pas isolés, mais largement répandus, bien au-delà des murs d'Abou Ghraib ».

Leur publication est essentielle pour que le public comprenne la portée et l'ampleur des mauvais traitements et pour que les responsables militaires ou civils de tels abus soient punis, a-t-elle ajouté.

Poursuivre les avocats de l'administration Bush

Ces déclarations surviennent alors que le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Manfred Nowak, soutient que les conseillers juridiques de l'administration Bush qui ont approuvé le recours à la torture devraient être poursuivis.

En conférence de presse à Vienne, vendredi, M. Nowak a estimé que Washington devait, en vertu de la Convention des Nations unies contre la torture, poursuivre ceux qui, au département américain de la Justice, ont écrit des notes de service qui définissaient de manière précise la torture. Ces définitions avaient pour but de justifier et de légitimer la torture, tout en assurant les dirigeants de la CIA que les méthodes d'interrogatoire musclées étaient légales.

Le président Barack Obama a interdit l'usage de la torture dès son arrivée à la Maison-Blanche. La semaine dernière, il a autorisé la publication de notes secrètes qui décrivent les méthodes employées par la CIA, sous l'administration Bush, pour faire parler les suspects de terrorisme.

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