![]() International Sri Lanka Le dernier quart d'heure?Mise à jour le vendredi 24 avril 2009 à 10 h 52
L'armée sri-lankaise affirme que les Tigres tamouls sont sur le point d'être écrasés. Le général Shavendra Silva, qui s'est adressé à des journalistes vendredi, a indiqué que le chef des Tigres tamouls et ses troupes s'apprêtent à livrer une dernière bataille avec l'armée. L'armée sri-lankaise détient ces informations d'un porte-parole des Tigres qui s'est rendu mercredi. Selon ce porte-parole, Velupillai Prabhakaran vivait à l'intérieur [du périmètre où sont retranchés les Tigres] et qu'il y resterait jusqu'au « dernier moment ». Mais le général Silva a précisé que le chef tamoul tentera de s'échapper, « même à la dernière minute ». Devant la vaste offensive des forces gouvernementales, de nombreux combattants rebelles veulent aujourd'hui se rendre, selon le général Shavendra Silva. Acculé et invisible depuis 18 mois, Velupillai Prabhakaran est depuis plus de 30 ans à la tête de la guérilla. Comme leur chef, les principaux cadres des Tigres, préférant mourir plutôt que se rendre, portent une pastille de cyanure. À Kilinochchi, l'ancienne capitale des Tigres tamouls, l'armée a montré aux journalistes des mortiers et d'autres armes saisies aux rebelles avant de les conduire à Puttumatalan, à 1 h 30 de route, tout près de la zone de combat, d'où des explosions pouvaient être entendues. Les inquiétudes de l'ONU Plus de 6500 civils ont probablement été tués et 14 000 ont été blessés depuis le début de l'année dans les combats, selon des estimations de l'ONU communiquées à des diplomates. Selon Catherine Bragg, sous-secrétaire générale de l'ONU pour les affaires humanitaires, environ 50 000 civils sont coincés dans la zone des combats, tandis que 95 000 personnes ont pu rejoindre les camps de réfugiés. L'armée du Sri Lanka a quant à elle évalué à entre 15 000 et 20 000 le nombre des civils toujours pris au piège dans l'étroit périmètre où les rebelles tamouls sont encerclés par les forces gouvernementales. Jeudi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé l'envoi immédiat d'une équipe humanitaire des Nations unies sur place. Mais l'idée a de nouveau été rejetée vendredi par Colombo. Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les combats ont fait « ces derniers jours des centaines de morts et de blessés » civils. Fil international en continuMis à jour il y aÀ ne pas manquer
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