Khalid Cheikh Mohammed
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D'après une note officielle américaine, Khalid Cheikh Mohammed, cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001, a subi 183 fois la simulation de noyade. Abou Zoubaydah, considéré comme un chef d'Al-Qaïda, a été soumis à 83 reprises à cette méthode.
De nouvelles révélations de torture viennent défrayer la chronique américaine. D'après une note interne du département de la Justice datant de 2005, la CIA a soumis 183 fois à la simulation de noyade Khalid Cheikh Mohammed, considéré comme le cerveau des attentats du 11 septembre 2001.
Selon la même source, un autre membre d'Al-Qaïda, Abou Zoubaydah, a subi à 83 reprises, en août 2002, ce procédé controversé.
Cette méthode est assimilée à de la torture par les organisations de défense des droits de la personne. Elle consiste à déverser de l'eau sur le visage d'un individu immobilisé la tête en bas sous une serviette imbibée, afin de provoquer une sensation de suffocation.
Abou Zoubaydah, un chef présumé d'Al-Qaïda et un supposé proche lieutenant de Ben Laden, a subi un interrogatoire musclé dans une prison secrète de la CIA en Thaïlande. L'agence de renseignement aurait surestimé son importance.
Dans son édition de lundi dernier, le New York Times avait révélé qu'Abou Zoubaydah avait subi cette technique d'interrogatoire pendant 35 secondes, avant de dire qu'il était prêt à tout avouer. Le même journal a rapporté samedi que la méthode de la simulation de noyade avait été réclamée à l'encontre de cet accusé, même si les interrogateurs pensaient qu'il avait déjà dit tout ce qu'il savait.
C'est Barack Obama qui a autorisé la publication des mémos de la CIA contenant toutes ces informations. Le président américain avait indiqué, jeudi, que les personnels de la CIA ayant mené des interrogatoires musclés ne seraient pas poursuivis. Ce qui lui a attiré plusieurs critiques.
Lundi, le président Obama a déclaré avoir « agi en premier lieu à cause des circonstances exceptionnelles qui entouraient ces notes internes ». Il a expliqué que son administration était confrontée à une procédure judiciaire engagée par une organisation de défense des droits et libertés et qu'à son avis, il serait « très difficile de monter un système de défense efficace ». De plus, selon lui, une grande partie des informations dévoilées avait déjà été rapportée.
M. Obama a ajouté qu'il ferait « tout pour protéger l'identité et la sécurité » des membres de la CIA impliqués dans ces interrogatoires et que le personnel de l'agence disposait de son « soutien total ».
Le président américain a fait ces déclarations lors d'une visite aux quartiers généraux de la CIA, à Langley, en Virginie.