En 2001, les États-Unis et Israël avaient claqué la porte de la conférence (archives).
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AFP/Anna Zieminski
Les États-Unis refusent de participer à la conférence Durban II des Nations unies sur le racisme, qui s'ouvre lundi à Genève.
Washington laissera sa chaise vide, comme le Canada et Israël, à ce rendez-vous des Nations unies qui s'ouvre lundi à Genève, estimant que ses craintes de partis pris anti-Israël et anti-Occident ne sont pas prises en compte.
L'administration Obama s'oppose au langage utilisé dans le projet de déclaration finale, estimant que ses craintes de partis pris anti-Israël et anti-Occident ne sont pas prises en compte, a expliqué Robert Wood, porte-parole du département d'État.
Les États-Unis rejoignent ainsi le Canada et Israël du côté des absents. Quant à l'Union européenne, plusieurs pays hésitent encore à confirmer leur présence.
Israël et la « diffamation de religion » dans la balance
Vendredi, les pays occidentaux et musulmans n'étaient toujours pas parvenus à se mettre d'accord sur la formulation à adopter. Les premiers reprochent aux seconds de vouloir stigmatiser Israël.
De plus, de nombreux pays occidentaux rejettent le concept de « diffamation de religion ». Celui-ci pourrait se traduire par une interdiction de critiquer l'islam et limiter la liberté d'expression, croient-ils.
Les références directes à la « diffamation de religion » et à Israël ont toutefois été abandonnées le mois dernier lors des débats préparatoires. Mais elles pourraient réapparaître dans le document final, à moins qu'un consensus ne soit trouvé entre toutes les parties.
Des séquelles longues à panser
La première conférence de Durban, qui s'était achevée quatre jours avant le 11 septembre 2001, avait été le théâtre de controverses du même type. Les États-Unis et Israël avaient claqué la porte avant la fin, furieux d'un avant-projet de déclaration qui critiquait l'État hébreu et assimilait le sionisme à du racisme.
Durban II devait toutefois permettre de surmonter ces séquelles. Une intention qui semble compromise, selon Juliette de Rivero, représentante de l'ONG Human Watch International (HRW). Sans représentation américaine, la réunion de Genève manquerait de poids, a-t-elle estimé. « Pour nous, c'est très décevant, c'est vraiment une occasion manquée pour les États-Unis », a ajouté la porte-parole.