Le président Barack Obama et son homologue mexicain Felipe Calderon
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AFP/Ronaldo Schemidt
Faisant un arrêt à Mexico avant le Sommet des Amériques, le président Barack Obama promet de l'aide à son homologue mexicain Felipe Claderon dans sa lutte contre les trafics de drogue et d'armes.
Le président américain Barack Obama a apporté jeudi son soutien total à son homologue mexicain Felipe Calderon dans la lutte contre les cartels de la drogue et le trafic d'armes.
« À une époque où le gouvernement mexicain s'attaque si courageusement aux cartels de la drogue qui sévissent des deux côtés de la frontière, il est absolument crucial que les États-Unis s'associent totalement à la lutte contre ce problème », a-t-il déclaré à l'occasion de sa première visite au Mexique en tant que président.
« Le président Calderon et moi-même reconnaissons tous les deux qu'il est impossible de mener cette guerre d'une seule main », a-t-il ajouté. Le président Obama reconnaît la part de responsabilité des États-Unis dans le trafic de drogue en raison de la consommation importante de stupéfiants dans les villes américaines et de la vente d'armes aux trafiquants en sol américain.
À ce sujet, Barack Obama s'est engagé à demander au Sénat américain de ratifier un traité destiné à réduire les trafics d'armes et de munitions en direction des cartels de la drogue latino-américains. La Convention interaméricaine contre la fabrication et le trafic illicite d'armes à feu, de munitions et d'explosifs (CIFTA) a été adoptée en 1997, mais le Sénat américain ne l'a toujours pas ratifiée.
Autres dossiers: économie, environnement, immigration
Outre la lutte contre le trafic de drogue, les deux pays ont annoncé le lancement d'un partenariat pour lutter contre le réchauffement climatique et promouvoir la production d'énergies propres.
MM. Obama et Calderon ont aussi parlé de coordination économique entre leurs deux pays. La récession aux États-Unis affecte durement le Mexique, qui y vend 80 % de ses exportations.
Par ailleurs, le président Obama a réaffirmé son engagement à réformer les lois américaines sur l'immigration. Les Mexicains forment une grande partie des quelque 12 millions de clandestins qui se trouveraient actuellement aux États-Unis.
La visite du président Obama à Mexico précède le Ve Sommet des Amériques, qui se tient de vendredi à dimanche à Trinité-et-Tobago.
Washington et les questions mexicaines
Des employés municipaux décorent les rues en prévision de l'arrivée du président Obama.
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AFP/Omar Torres
Mercredi, la Maison-Blanche a annoncé que trois cartels mexicains avaient été ajoutés à la liste des barons de la drogue actifs à l'étranger, soit le cartel de Siniola, Los Zetas et La Familia Michoacana. Cette désignation, rendue possible grâce à la Foreign Narcotics Kingpin Designation Act, permet au département du Trésor de geler tous les actifs de ces cartels aux États-Unis.
L'administration Obama a aussi annoncé la nomination d'un « tsar de la frontière », qui doit coordonner le travail des différentes agences fédérales concernées par les questions de sécurité et d'immigration à la frontière américano-mexicaine, qui s'étend sur environ 3000 kilomètres. Alan Bersin relèvera de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, auprès de qui il fera office de conseiller.
Ces gestes ne sont pas les premiers destinés à illustrer l'importance que l'administration Obama accorde aux questions mexicaines. Le mois dernier, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton s'est, elle aussi, rendue au Mexique. Elle avait notamment déclaré que les États-Unis étaient en partie responsable des problèmes de narcotrafic en raison de leur appétit insatiable pour la drogue. Mme Napolitano et le procureur général des États-Unis, Eric Holder, se sont aussi rendus au Mexique.