Le président Barack Obama, juste avant de prendre l'avion pour Mexico
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AFP/Jim Watson
Avant de s'envoler pour une visite au Mexique, le président des États-Unis, Barack Obama, a lancé le projet de train à grande vitesse, qui s'inscrit dans le plan de relance de l'économie nationale.
Le président des États-Unis annonce que 13 milliards de dollars du plan de relance de l'économie nationale sont réservés à la réalisation d'un train à grande vitesse.
Huit milliards de dollars des 787 milliards du plan de relance de l'économie nationale sont réservés à la réalisation de ce train haute vitesse, auquel Washington ajoutera un milliard par an sur cinq ans. « Il s'agit juste d'un premier pas. Nous savons que cela va être un projet à long terme », a dit M. Obama, qui n'a aucune difficulté à justifier le développement d'un tel train.
Selon lui, ce projet permettra de créer des emplois, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d'aider les États-Unis à atteindre l'indépendance énergétique. Il ajoute que le projet « répond aux besoins du XXIe siècle » et permettra de désengorger aéroports et agglomérations, tout en rattrapant le retard sur l'Europe et l'Asie.
La volonté politique est bien là, mais le travail à faire est énorme. Actuellement, cinq lignes ferroviaires seulement ont une vitesse de plus de 127 km/h aux États-Unis. Le président veut que la vitesse moyenne atteigne 350 km/h sur les lignes à grande vitesse, comme en Europe ou au Japon.
Le travail à faire est peut-être considérable, mais « il n'y a aucune raison pour que nous ne puissions pas faire cela. On est en Amérique », a lancé le président, qui compare la mise en place d'un train à haute vitesse à la création du système national d'autoroutes, dans les années 50, « qui a révolutionné le transport routier aux États-Unis ».
« Imaginez que vous preniez le train dans le centre-ville. Pas de course vers l'aéroport, ni au terminal, pas de délais, pas d'attente sur le tarmac, pas de bagages perdus, pas besoin d'enlever vos souliers non plus. Imaginez que vous traversez les villes à plus de 100 milles à l'heure, que vous n'ayez que quelques pas à faire pour vous rendre à un transport public et que vous vous rendiez tout près de votre destination. Imaginez quel grand projet que de reconstruire l'Amérique », a dit le président.