Manifestation au parc Lafayette, près de la Maison-Blanche, à Washington
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PC/AP/Jacquelyn Martin
Aux États-Unis, des contribuables en ont assez de l'interventionnisme du gouvernement dans l'économie pour sauver les banques ou les grands fabricants d'automobiles. Craignant une hausse des impôts pour financer le sauvetage des entreprises, ils ont organisé des manifestations dans plusieurs États du pays.
Craignant des hausses de taxes, des milliers de personnes manifestent contre le plan de relance de près de 800 milliards de dollars de l'administration Obama, dénonçant l'interventionnisme de l'État dans l'économie.
À Washington, environ un millier de personnes ont manifesté sous la pluie devant la Maison-Blanche, protestant contre la politique de relance du président Obama. Se référant à la révolte des contribuables américains, à Boston, en 1773, ils se sont ralliés en baptisant leur geste « Tea Parties ». Ils contestent la politique fiscale de Barack Obama et réclament des baisses d'impôt.
Les manifestants ont affiché des banderoles illustrant très bien leur message: « Obama et sa bande de voleurs: voilà les actifs toxiques de l'Amérique », ou encore « Les impôts, c'est de la piraterie ».
Des sachets de thé devaient symboliquement être répandus, mais les autorités l'ont interdit.
Les « Tea Parties » ont été organisées le 15 avril parce que c'est la date-butoir pour faire sa déclaration d'impôt aux États-Unis.
Ce mouvement de contestation citoyen est soutenu par de grandes organisations conservatrices et de grands médias. Les républicains ont utilisé Internet pour encourager la participation des contribuables.
Accompagné de contribuables, le président Barack Obama parle de fiscalité à la Maison-Blanche.
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PC/AP/Gerald Herbert
Les démocrates, eux, considèrent cette démarche comme une fausse initiative de la base.
« Ces tea parties ne seront pas l'expression spontanée des sentiments du public. Ce sont de faux événements populaires, orchestrés par les suspects habituels », déclarait récemment le Prix Nobel d'économie américain Paul Krugman.
De son côté, le président Barack Obama a répété que son administration projetait de supprimer les avantages fiscaux des entreprises américaines qui déménagent leur production à l'extérieur des États-Unis. Il a ajouté qu'il voulait clarifier les lois fiscales afin d'empêcher certains contribuables de les contourner pour éviter de payer des impôts.