Le directeur de la CIA, Leon Panetta, en février dernier
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AFP/Paul J. Richards
L'agence américaine du renseignement, la CIA, montre une volonté de faire table rase des pratiques de l'ancienne administration de George W. Bush.
Le directeur de la CIA, Leon Panetta, a affirmé jeudi que l'agence de renseignement n'utilisait plus de prisons secrètes et mettrait rapidement un terme aux contrats de sous-traitance pour la sécurité de ces sites de détention à l'étranger. M. Panetta a estimé que le gouvernement américain économiserait ainsi jusqu'à 4 millions de dollars.
Cette décision fait suite aux décrets signés en janvier dernier par le président Barack Obama, ordonnant respectivement la fermeture du centre de détention de la base de Guantanamo, à Cuba, et celle des prisons secrètes ailleurs dans le monde, en Irak et en Afghanistan notamment, où la torture est permise.
La CIA met aussi fin à la sous-traitance des interrogatoires et n'emploiera plus de « techniques musclées » pour obtenir des informations. Un rapport confidentiel du Comité international de la Croix-Rouge, rédigé en 2007, mais dont l'existence a été révélée en mars dernier, concluait que la torture avait été utilisée lors d'interrogatoires dans des prisons secrètes.
Un comité créé à l'interne à la CIA a été chargé de compiler les informations sur les pratiques passées de l'administration américaine en matière de détention et d'interrogation.
Leon Panetta a tout de même précisé que la CIA gardait le droit de détenir des individus de manière provisoire et de les remettre aux autorités de leur pays d'origine, selon le cas. Le directeur de la CIA a aussi assuré que la CIA continuait de poursuivre le réseau terroriste Al-Qaïda et ses diverses branches.