Le président américain Barack Obama a terminé son séjour de huit jours à l'étranger en effectuant une visite non annoncée en Irak. Il est resté quelques heures à la base Camp Victory, située tout près de l'aéroport international de Bagdad, où son avion s'est posé en fin d'après-midi, mardi.
Après un séjour de deux jours en Turquie, le président américain effectue une visite surprise aux soldats américains du Camp Victory et s'entretient avec le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki.
Barack Obama s'est rendu à la base de Camp Victory, située près de l'aéroport international de Bagdad
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AFP/Mandel Ngan
Le président américain a ensuite rencontré le premier ministre irakien Nouri-Al-Maliki qui a déclaré avoir « assuré au président que tous les progrès réalisés dans le domaine de la sécurité vont se poursuivre. »
De son côté, M. Obama a dit « avoir fortement encouragé » le chef du gouvernement irakien à prendre des mesures pour rassembler les factions politiques en Irak, en intégrant notamment les sunnites dans le gouvernement et les forces de sécurité.
Au Camp Victory, le président Obama s'est adressé aux soldats en évoquant la fin de la mission de combat, qu'il a fixée en août 2010. Le président américain a déclaré que « ces 18 prochains mois seront une période critique ». Il a ajouté: « Vous serez essentiels pour nous permettre de garantir la stabilité de l'Irak, de faire en sorte qu'il ne devienne pas un havre pour terroristes et de commencer à ramener nos gars à la maison ».
Selon le New York Times, le porte-parole du président Obama, Robert Gibbs, a déclaré que la visite avait été décidée en raison de la proximité de l'Irak avec la Turquie, où le président vient de conclure une visite bilatérale de deux jours, et parce que les soldats américains méritent « notre plus grand respect et notre appréciation ».
En Turquie, le président américain a conclu sa visite, mardi, par d'autres déclarations et gestes à forte teneur symbolique, destinés à rétablir les ponts entre les États-Unis et le monde musulman.
Devant une assemblée d'étudiants à Istanbul, le président a été sans équivoque: « Je suis venu en Turquie parce que je suis profondément déterminé à reconstruire une relation entre les États-Unis et les peuples du monde musulman, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels ». Il a plaidé pour un dialogue « ouvert, honnête et vibrant ».
Plus tôt dans la journée, le président Obama avait rencontré différents dignitaires religieux, dont le patriarche arménien Mesrob II, le grand rabbin d'Istanbul Isak Haleva, le mufti d'Istanbul Moustafa Cagrici et l'archevêque syriaque orthodoxe Youssouf Cetin. Il a aussi visité la Mosquée bleue et la basilique Sainte-Sophie en compagnie du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.