Un résident de la ville d'Onna, située près de l'épicentre, crie sa colère.
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AFP/CHRISTOPHE SIMON
Des milliers de rescapés du tremblement de terre qui a fait au moins 179 morts et 1500 blessés passent une deuxième nuit dans le froid et l'angoisse de nouvelles secousses.
Le séisme qui a frappé la région des Abruzzes, dans le centre de l'Italie, a fait plus de 179 morts et 1500 blessés.
Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a confirmé un bilan de plus de 150 morts dans les Abruzzes. À L'Aquila, la ville la plus touchée, les pompiers ont annoncé avoir sorti 60 personnes vivantes des décombres.
On s'attend à ce que le bilan continue de s'alourdir puisque de nombreuses personnes sont toujours portées disparues, plus de 250 selon le Corriere Della Sera. Des citoyens, des secouristes et quelque 1500 pompiers venus en renfort tentent de trouver d'autres survivants dans les décombres. Des chiens sont également utilisés pour détecter la présence de gens.
Le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, a affirmé à la télévision que les recherches se poursuivraient jour et nuit. Un orage survenu lundi soir a toutefois compliqué les opérations.
Silvio Berlusconi a déclaré l'état d'urgence pour faciliter le déblocage de fonds pour les secours et les sinistrés. À l'issue d'un conseil des ministres extraordinaires, il a annoncé que 30 millions d'euros avaient déjà été rendus disponibles.
Il a indiqué qu'un hôpital mobile et 4000 chambres d'hôtel avaient été rendus disponibles à L'Aquila. Il a promis le déploiement d'un village de tentes d'une capacité de 16 000 à 20 000 personnes.
Un peu plus tôt, le président de la chambre basse du Parlement, Gianfranco Fini, avait affirmé que 15 000 immeubles étaient maintenant inaccessibles. La protection civile italienne estime pour sa part qu'entre 45 000 et 50 000 personnes pourraient se retrouver sans abri.
Selon l'institut géologique américain, le US Geological Survey, le tremblement de terre, d'une magnitude de 6,3 à l'échelle de Richter, est survenu vers 3 h 30, heure locale, près de la petite ville de L'Aquila, située à environ 85 kilomètres au nord-est de Rome.
Environ 200 répliques ont été enregistrées, a indiqué à l'agence Ansa un responsable de la Commission sur les risques naturels.
« Il est peu probable que l'on observe encore des secousses de grande intensité, mais on ne peut pas l'exclure », a-t-il ajouté.
Le séisme de dimanche, qui serait survenue à quelques kilomètres seulement de la surface, aurait fait des victimes dans plusieurs municipalités avoisinantes, dont Castelnuovo, Poggio Picenze, Tormintarte, Fossa, Totani et Villa Sant'Angelo.
Selon des secouristes interrogés par l'AFP, le tremblement de terre aurait causé d'importants dommages dans les localités situées dans un rayon d'environ 30 kilomètres de L'Aquila. La secousse a été ressentie jusque dans la capitale, Rome.
L'Aquila, une ville médiévale d'environ 70 000 habitants qui sert de capitale à la région des Abruzzes, est la municipalité la plus sévèrement touchée. En plus de nombreuses résidences, des constructions datant de la Renaissance se seraient écroulées, tout comme d'autres d'inspiration baroque. Selon Reuters, un hôtel et une partie d'une résidence universitaire se sont notamment effondrés.
L'AFP rapporte que l'hôpital de L'Aquila a été touché. Une seule salle d'opération fonctionnerait et les médecins traiteraient les patients à l'extérieur. Des milliers de résidents qui ont réussi à éviter le pire se trouvaient dans les rues, parfois avec leurs valises, dans la crainte de répliques. Des pannes de courant ont été rapportées.
Le ministre des Infrastructures, Altero Matteoli, a estimé que 1,3 milliard d'euros seraient nécessaires pour la reconstruction des bâtiments et des maisons privées.
Selon l'un des chefs de la protection civile italienne Agostino Miozzo, cité par AFP, plusieurs pays européens, dont la Russie, l'Allemagne, la France et la Grèce, ainsi qu'Israël et l'Union européenne, ont offert leur aide à l'Italie. Rome, a-t-il toutefois ajouté, n'a pour l'instant « pas besoin de l'aide de pays étrangers ».
Plus tôt dimanche, un autre tremblement de terre, celui-là d'une magnitude de 4,6, avait secoué le nord de l'Italie. Aucun dommage n'avait été signalé. En raison de la profondeur de l'épicentre, le séisme a été ressenti sur une grande superficie, notamment jusqu'à Bologne.
Les tremblements de terre ne sont pas inhabituels en Italie, puisque le pays s'étend sur plusieurs plaques tectoniques. Le séisme de lundi pourrait être le plus grave qu'ait connu le pays depuis celui survenu dans la région d'Irpiona, près de Naples, le 23 novembre 1980. Selon Reuters, cette tragédie avait fait 2570 morts et 8850 blessés.
Les Italiens du Canada se mobilisent
Les associations italiennes de Montréal et de partout au Canada veulent se mobiliser pour venir en aide aux victimes du violent tremblement de terre. L'Associazione Famiglia Abruzzese et l'aile québécoise du Congrès national des Italo-Canadiens travaillent pour offrir de l'aide aux personnes sinistrées.
Les Italiens de partout ailleurs au Canada tentaient également, lundi, de trouver des façons d'offrir leur aide. Pal Di Iulio, dirigeant de Villa Charities, l'une des plus importantes fondations italo-canadiennes au Canada, a passé la journée au téléphone avec des gens qui souhaitaient savoir comment ils pouvaient donner un coup de main.
Des patients ont été transportés à l'extérieur de l'hôpital de L'Aquila.
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PC/AP/Gregorio Borgia