Sommet de Londres
©
PC/Adrian Wyld
À l'issue du sommet du G-20 qui a pris fin jeudi à Londres, la plupart des dirigeants se sont dits très satisfaits. Les dirigeants des grands pays développés et émergents étaient réunis pour « faire face au plus grand défi auquel fait face l'économie mondiale dans les temps modernes », comme le précise le communiqué final.
Les dirigeants des grands pays développés et émergents réunis à Londres saluent le vaste plan de lutte contre la crise économique sur lequel ils sont parvenus à s'entendre.
Pour combattre la récession, les dirigeants se sont notamment entendus pour augmenter les réserves des institutions financières internationales. Quelque 1000 milliards de dollars seront investis pour relancer la croissance, les échanges commerciaux et l'emploi à l'échelle mondiale. Les fonds spéculatifs et la rémunération dans le secteur financier seront aussi révisés.
Le président des États-Unis, Barack Obama, croit que le sommet marquera un « tournant dans la reprise économique mondiale ».
En conférence de presse, immédiatement après le sommet, le président américain a ajouté que le G-20 avait décidé de s'attaquer au système de régulation défaillant et a rejeté le protectionnisme qui, selon lui, aggraverait la crise.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a salué la volonté du président Obama de s'impliquer pour en arriver à une entente sur la libéralisation du commerce mondial.
Le président français Nicolas Sarkozy, qui avait insisté sur des mesures concrètes pour réguler le système financier international dans les jours précédant le sommet, s'est déclaré « heureux » des résultats accomplis à ce sujet. Ils vont, dit-il, « au-delà de ce que nous pouvions imaginer ».
La chancelière allemande Angela Merkel, qui faisait front commun avec M. Sarkozy sur cette question, a pour sa part affirmé que l'accord constituait un « compromis historique pour une crise exceptionnelle ».
Le Canada est ravi
Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a quant à lui fait l'éloge de ses collègues pour la solidarité dont ils ont fait preuve dans l'élaboration de la déclaration officielle du sommet. En conférence de presse, il a dit que cette déclaration était « remarquable ».
Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, commente la déclaration de Londres
Contrairement à ce que disent plusieurs analystes, Stephen Harper croit que la situation économique a beaucoup évolué depuis le sommet du G-20 de Washington, à la mi-novembre.
« La récession continue [...]. En même temps, on doit avouer qu'on a beaucoup plus de stabilité dans le système financier aujourd'hui qu'en novembre. [...] Il y a beaucoup d'autres actions qui sont nécessaires, mais il y a beaucoup plus de stabilité qu'en novembre. Je dis la même chose avec les bourses. Ce n'est pas une relance des bourses, mais ce n'est pas comme la situation en novembre. »
M. Harper croit qu'il y aura plus de stabilité quand les efforts de stimulation commenceront à avoir des effets importants sur l'économie. « On doit se souvenir qu'on est dans une économie mondiale. Il n'y a plus d'économies nationales. [...] Si on commence à nuire au commerce international, on va prolonger et approfondir la récession », a-t-il dit en conférence de presse après la rencontre du sommet.
Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a précisé dans un communiqué qu'il était « essentiel d'assurer les flux internationaux de capitaux et de renforcer le commerce international pour sortir le monde de la crise économique ».
M. Harper s'est refusé à faire des prédictions, mais il a répété que le Canada était en bonne position pour faire face à la crise.