L'après-Kyoto signé Obama

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Barack Obama (archives) Barack Obama (archives)   © PC/AP/Charles Dharapak

Le président américain annonce la création d'un forum sur le climat, réunissant les dirigeants des plus grandes économies du monde. Il veut ainsi préparer l'après-Kyoto.

Le président américain Barack Obama a annoncé, samedi, la création d'un « forum de l'énergie et du climat », réunissant les 17 plus grandes économies de la planète. L'objectif est simple: réunir les plus grands pays développés et en développement pour faire avancer les négociations sur les changements climatiques à l'ONU.

Les dirigeants se réuniront une première fois à Washington, les 27 et 28 avril, pour préparer le sommet en juillet, en Italie. L'administration américaine désire que tout le monde s'entende sur les actions à poser avant la réunion de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNUCC), qui doit avoir lieu en décembre. À cette occasion, les pays membres doivent parachever un accord pour l'après-Kyoto. Rappelons que le protocole de Kyoto expire en 2012.

Le Canada, l'Australie, le Brésil, la Chine, l'Union européenne, la France, l'Allemagne, l'Inde, l'Indonésie, l'Italie, le Japon, la Corée-du-Sud, le Mexique, la Russie, l'Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis participeront au forum de l'énergie et du climat du président Obama.

L'administration américaine aimerait aussi que la rencontre serve à créer des partenariats entre pays et à développer des initiatives pour augmenter le recours aux énergies propres et réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

L'heure de vérité

Une première session de négociations sur les changements climatiques s'ouvre dimanche à Bonn, en Allemagne, sous l'égide de l'ONU. Pour les pays membres de la CNUCC, cette rencontre sonnera l'heure de vérité. Ils sauront alors jusqu'où Obama est prêt à aller pour diminuer ses émissions de gaz à effet de serre, alors que l'ancien président américain George W. Bush n'a jamais voulu ratifier Kyoto.

Le président américain s'est déjà dit favorable à un système de vente de droits d'émission de gaz carbonique, déjà en vigueur dans l'Union européenne. Il a même affirmé lors d'une conférence de presse télévisée, mardi, que faire payer les pollueurs était, selon lui, « le meilleur moyen » de lutter contre le réchauffement climatique.

« Commençons maintenant. Cela ne doit pas attendre », avait-il insisté. Son plan de relance économique prévoit d'ailleurs des dizaines de milliards de dollars pour développer des initiatives en ce sens.

Les membres de la CNUCC ont aussi un important défi à relever: convaincre les pays émergents, comme la Chine (le plus grand pollueur), de s'engager à réduire leurs émissions de GES. Dans le protocole de Kyoto, seuls les pays développés étaient soumis à des contraintes de réduction, sauf les États-Unis qui ne l'ont jamais ratifié. Cet aspect est important, puisque les États-Unis et la Chine ont déjà fait savoir qu'ils n'iraient pas de l'avant un sans l'autre.

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