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International Cellules souches

Obama donne le feu vert

Mise à jour le lundi 9 mars 2009 à 22 h 50

Barack Obama signant le décret

Photo: AFP/Chris KLEPONIS

Barack Obama signant le décret

Le président des États-Unis, Barack Obama, a officiellement rétabli le financement par l'État de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, une pratique qu'interdisait l'administration Bush depuis huit ans.

Barack Obama, qui avait promis de lever cette interdiction en campagne électorale, a signé lundi à la Maison-Blanche un décret qui défait la décision de son prédécesseur républicain, George W. Bush. Celui-ci craignait en effet que cette pratique ne débouche un jour sur le clonage d'êtres humains.

En signant le décret, le président Obama a déclaré vouloir protéger la science des interférences idéologiques. Au cours des dernières années, « le gouvernement a imposé ce qui, je crois, est un mauvais choix entre science bien comprise et valeurs morales », a déclaré M. Obama.

Toutefois, le président a précisé que « regagner le terrain perdu » devrait se faire de façon « responsable », sous la gouverne de règles « strictes ». « Nous ne tolérerons pas les abus. Et nous veillerons à ce que notre gouvernement n'ouvre jamais la porte au clonage pour la reproduction humaine », a-t-il dit.

Un potentiel prometteur

Depuis août 2001, le gouvernement fédéral américain ne permettait plus le financement, avec les fonds de l'État, de la recherche sur ces cellules obtenues à partir d'embryons humains. La recherche dans ce domaine devait depuis se faire strictement à l'aide de fonds privés.

Or, les cellules souches d'embryons humains recèlent un potentiel des plus prometteurs, selon les chercheurs, pour guérir plusieurs maladies importantes, telles que la maladie d'Alzheimer, le diabète, le Parkinson, certaines maladies cardiaques, ainsi que les blessés de la moelle épinière.

La valeur des cellules souches, qui sont à l'origine de toutes les cellules du corps humain, réside dans la capacité future des chercheurs à les transformer en n'importe quelle cellule du corps dans le but de pouvoir réparer un jour les tissus ou les organes endommagés ou attaqués par la maladie.

Les chercheurs estiment que l'arrêt du financement public a fait prendre un important retard à la recherche dans ce domaine aux États-Unis.

Le président Obama débarrasse les fonds pour la recherche de la politique et l'idéologie. [...] Il n'était pas dans la tradition des Américains d'interdire, pour des raisons idéologiques, un type de recherche biomédicale porteur de tant de promesses pour comprendre et soigner des maladies.

— Irving Weissman, directeur de l'Institut des biologies de cellules souches et de médecine régénératrice de Standford

Des questions d'éthique

Bien qu'elle soit très prometteuse, la recherche sur ces cellules est aussi controversée, car elle nécessite la destruction d'embryons humains viables pour en extraire les précieuses cellules, ce que les opposants à l'avortement considèrent comme un meurtre.

Les embryons actuellement utilisés pour la recherche sont des embryons supplémentaires laissés par des couples dans des cliniques de fécondation in vitro.

Cette nouvelle est une gifle aux Américains qui croient à la dignité de la vie humaine.

— Tony Perkins, président de l'organisation conservatrice Family Research Council

Le chef des républicains à la Chambre des représentants, John Boehner, a pour sa part déploré vendredi dernier que « l'argent du contribuable [...] serve à détruire d'innocentes vies humaines ».

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

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