Obama prêt à dialoguer

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Barack Obama Barack Obama (archives)   © AFP/Jim Watson

Dans une entrevue au New York Times, le président américain reconnaît que la victoire n'est pas à portée de main et n'écarte pas des discussions avec certains talibans.

Le président américain Barack Obama reconnaît que les États-Unis ne sont pas en train de gagner la guerre en Afghanistan et laisse entendre que son pays pourrait entamer des discussions avec certains talibans.

Dans une entrevue au journal The New York Times, M. Obama a indiqué qu'il faudrait s'inspirer de la stratégie américaine en Irak consistant à faire venir des insurgés sunnites à la table des négociations pour les éloigner d'Al-Qaïda. Pour lui, il « pourrait y avoir des occasions similaires en Afghanistan et dans la région pakistanaise ».

Le nouveau président américain a toutefois précisé que la situation en Afghanistan était « plus complexe » qu'en Irak, et que la pacification du pays était un « sacré défi ».

Le président afghan Hamid Karzaï, qui prône lui aussi le dialogue avec les talibans modérés, a salué ces déclarations.

Interrogé pour savoir si les États-Unis étaient en train de gagner la guerre en Afghanistan, M. Obama a répondu par la négative.

« Nous avons vu les conditions se dégrader ces dernières années. Les talibans sont plus téméraires qu'avant. Je crois que dans les régions situées au sud du pays, ils ont mené des attaques de manière inédite. » — Barack Obama

Le président américain a souligné en outre que « le gouvernement national [afghan] n'a toujours pas gagné la confiance de la population ».

M. Obama a ordonné un réexamen de la politique américaine vis-à-vis de l'Afghanistan et du Pakistan. Il a aussi annoncé, en février, l'envoi de 17 000 soldats supplémentaires en Afghanistan.

« Nous devons refondre notre politique » pour faire en sorte « qu'Al-Qaïda et les extrémistes qui pourraient nous faire du mal ne disposent plus des sanctuaires », a-t-il dit, en référence aux zones tribales montagneuses, instables et difficilement contrôlables qui bordent la frontière afghano-pakistanaise.

M. Obama a enfin souligné que la nouvelle politique afghane des États-Unis devait s'accompagner d'« une politique plus intelligente » vis-à-vis du Pakistan.

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