L'émissaire américain Jeffrey Feltman (à gauche) en compagnie du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem (à droite).
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AFP/AFP Photo/Louai Beshara
L'envoi d'une délégation diplomatique américaine à Damas marque le passage à une nouvelle ère dans les relations entre la Syrie et les États-Unis.
Les relations diplomatiques américano-syriennes semblent sur la voie de l'amélioration.
Le sous-secrétaire d'État chargé du Proche-Orient, Jeffrey Feltman, et l'un des membres du Conseil national de sécurité à la Maison-Blanche, Daniel Shapiro, ont rencontré le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, à Damas samedi.
« Les discussions ont été très constructives », a déclaré M. Feltman, ajoutant que « la Syrie peut jouer un rôle important et constructif dans la région ».
L'agence officielle Sana a rapporté pour sa part que « les points de vues étaient concordants quant à l'importance de la poursuite du dialogue bilatéral pour [...] réaliser la paix et la sécurité dans la région ».
Ce réchauffement diplomatique est un signe tangible de l'ouverture adoptée par l'administration Obama vis-à-vis un pays avec lequel George W. Bush était en froid pendant les deux mandats de sa présidence.
Cette visite intervient quelques jours à peine après que la secrétaire d'État Hillary Clinton eut serré la main du ministre des Affaires étrangères syriennes dans le cadre de la conférence de Charm el-Cheikh pour la reconstruction de la bande de Gaza.
L'effet Obama
Ce signe de détente fait suite aux déclarations de Barack Obama, qui tend la main à des pays qui étaient en conflit ouvert avec les États-Unis, dont l'Iran, autrefois considéré par l'administration Bush comme faisant partie de « l'Axe du mal ».
Les relations entre Washington et Damas se sont dégradées en raison de divergences d'opinions dès 2003, année du déclenchement de la guerre en Irak. Par la suite, la situation s'est envenimée avec l'implication présumée de la Syrie dans l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafic Hariri, en 2005.
Il s'agit de la première visite diplomatique à ce niveau depuis lors.