Le premier ministre Gordon Brown devant le Congrès américain, à Washington.
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AFP/Jim Watson
Le Congrès américain a ovationné le premier ministre britannique Gordon Brown, mercredi, à la suite de son appel à une relation spéciale entre les deux pays.
Le premier ministre britannique Gordon Brown déclare devant le Congrès américain que les politiques protectionnistes ne peuvent qu'être nuisibles et rendre les nations fragiles encore plus vulnérables.
M. Brown a estimé qu'un « ouragan économique » avait balayé le monde et que les États-Unis et le Royaume-Uni doivent tout faire pour amener des changements économiques. Mais aucun pays ne doit « succomber » au protectionnisme, « qui ne protège personne ».
« Nous devons avoir confiance dans le fait que nous pouvons saisir les chances qui s'offrent à nous et faire en sorte que l'avenir soit en notre faveur », a-t-il déclaré. Selon lui, le protectionnisme ne peut qu'être nuisible et rendre encore plus vulnérables les pays fragiles.
Réformer le système financier
Le cinquième premier ministre britannique à prendre la parole devant les deux chambres du Congrès américain a aussi déclaré que les institutions financières étaient tellement interdépendantes qu'« une mauvaise banque, où qu'elle soit, est une menace pour de bonnes banques situées ailleurs ».
Plusieurs fois applaudi, Gordon Brown a dit qu'il faudrait établir des règles de « transparence » dans le système bancaire. Il a aussi suggéré d'interdire les paradis fiscaux, un sujet qui sera à l'ordre du jour du prochain sommet du G20 à Londres, le 2 avril, et qui sera consacré à la réforme du système financier mondial.
« Vous êtes en train de restructurer vos banques. Nous aussi. Mais les placements de tous ne seraient-ils pas beaucoup plus sûrs si le monde entier se mettait d'accord pour interdire les systèmes bancaires parallèles et les paradis fiscaux? » a demandé M. Brown.
C'est à l'occasion de ce G20 que le président américain Barack Obama fera sa première sortie dans un forum international.