Washington déterminé à relancer la paix

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Hillary Clinton et Mahmoud Abbas lors de la conférence de presse à Ramallah La secrétaire d'État Hillary Clinton discute avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.   © PC/Bernat Armangue

De passage à Ramallah, en Cisjordanie, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a affirmé mercredi la détermination de son gouvernement à faire progresser le processus de paix au Proche-Orient en vue de la création d'un État palestinien.

La secrétaire d'État Hillary Clinton a réitéré, lors d'un passage en Cisjordanie, l'engagement de son gouvernement à faire progresser la paix au Proche-Orient et favoriser la création d'un État palestinien.

Lors d'une conférence de presse donnée en présence du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, Hillary Clinton a déclaré: « Les États-Unis ont pour objectif d'encourager les conditions permettant la création d'un État palestinien [...] Nous sommes déterminés à progresser. Le temps presse. »

La secrétaire d'État a ajouté que l'émissaire spécial américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, se rendrait dans la région après la formation du nouveau gouvernement en Israël pour relancer le processus de paix.

La route s'annonce longue

Cette relance risque d'être compliquée par le fait que le chef de la droite israélienne, Benyamin Nétanyahou, chargé de former le prochain gouvernement à la Knesset, s'oppose au concept d'un État palestinien souverain.

Hillary Clinton a également critiqué la décision d'Israël de chasser de leur demeure 1500 Palestiniens de Jérusalem-Est sous prétexte qu'ils ne détenaient pas d'autorisation.

Soulignant qu'elle allait soulever la question auprès du gouvernement israélien, Mme Clinton a ajouté que « ce genre d'activité n'aide pas et ne respecte pas les engagements de la Feuille de route », qui est le plan de paix de la communauté internationale au Proche-Orient.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a rappelé Israël à ses obligations.

« Nous respectons le choix du peuple israélien et nous respectons les élections [israéliennes], mais nous demandons aussi que le prochain gouvernement respecte la Feuille de route et la vision de deux États. » — Mahmoud Abbas

Il a par ailleurs demandé une nouvelle fois la réouverture des points de passages de la bande de Gaza pour permettre la reconstruction des zones dévastées par les bombardements israéliens de l'opération « Plomb durci ».

L'Iran s'en mêle

Pendant ce temps, à Téhéran, où se déroule une conférence réunissant des pays de la région et des délégations sud-africaine et nigériane, le gouvernement iranien a appelé à la « résistance » des musulmans pour « sauver la Palestine » et au rejet du concept d'un État palestinien aux côtés d'Israël prôné par l'Occident et les pays arabes.

Qualifiant l'État d'Israël de « tumeur cancéreuse », le guide suprême iranien Ali Khamenei a rappelé que les musulmans ne pourraient sauver la Palestine en « mendiant auprès des Nations unies ».

Rappelons que l'Iran est l'un des principaux alliés du mouvement palestinien Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza à l'été 2007.

De Ramallah, le président Abbas a demandé à Téhéran d'arrêter de s'ingérer dans les affaires internes palestiniennes en ajoutant que l'Iran ne veut qu'attiser la division entre les Palestiniens.

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