Un deuxième État américain passe à l'acte

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press

Washington deviendra jeudi le deuxième État américain à autoriser le suicide assisté.

Washington deviendra jeudi le deuxième État américain à permettre l'ordonnance de doses mortelles de médicaments pour des patients en phase terminale.

L'entrée en vigueur d'une loi sur la « mort dans la dignité » permettra l'ordonnance de doses létales de médicaments pour des patients ayant moins de six mois à vivre.

Les médecins et les pharmaciens qui s'opposent à la loi ne seront pas obligés de répondre positivement à la demande des patients.

Approuvée par référendum en novembre dernier, la nouvelle loi a été rendue possible par un arrêt de la Cour suprême qui a déclaré, en 2006, qu'il appartenait aux États de réguler les pratiques médicales, dont le suicide assisté.

Jusqu'à maintenant, l'Oregon, voisin de Washington, était le seul État autorisant une telle procédure, depuis 1997.

Un tribunal de l'État du Montana a récemment jugé que les patients en phase terminale avaient le droit de mettre fin à leurs jours avec l'aide de médecins.

Le choix des mots

« L'aide à mourir n'est ni l'euthanasie, ni le suicide », selon Terry Barnett, président d'un groupe de défense de cette procédure pour l'État de Washington, Compassion and Choices.

« Il ne s'agit pas d'euthanasie parce que l'euthanasie veut dire qu'un médecin met fin à la vie d'un patient. Il ne s'agit pas d'un suicide parce que les gens qui choisissent l'aide à mourir ne veulent pas que leur vie cesse », explique-t-il.

M. Barnett ajoute que les patients « ne veulent pas mourir, ils choisissent de mettre fin à des souffrances que l'on ne peut pas soulager [...], pires que la mort ».

DéontologiePourront légalement demander le suicide assisté les patients majeurs, sains d'esprit et résidant en permanence dans l'État de Washington. Ils devront faire la demande oralement à deux reprises, puis par écrit en présence de deux témoins, dont l'un ne doit être ni de la famille, ni un héritier, ni un médecin traitant, ou en lien avec une structure hospitalière dans laquelle réside le demandeur. Deux expertises médicales seront également nécessaires pour certifier que le patient est en phase terminale et qu'il a moins de six mois à vivre.
Le personnel soignant qui prescrit ou qui donne le traitement doit envoyer une copie du dossier aux services de santé de l'État, chargés de publier un rapport annuel sur l'application de la loi.

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