Des combattants islamistes derrière un barrage qu'ils ont érigé à Mogadiscio
©
AFP/Mustafa Abdi
Une trêve semble à portée de main alors que le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a donné son accord de principe pour l'introduction de la charia, la loi islamiste, en Somalie pour que les hostilités avec les groupes islamistes radicaux prennent fin.
Le président somalien accepte le principe d'un cessez-le-feu avec les groupes islamistes radicaux. En échange, il se dit prêt à appliquer la loi islamique au pays.
L'instauration de la charia est une demande formulée par plusieurs chefs religieux dans le cadre de la médiation avec le président. Des dirigeants religieux de l'Arabie saoudite, du Qatar, du Koweït et du Soudan, ainsi que deux chefs coutumiers de la Somalie, gardiens des règles traditionnelles, font partie d'une délégation de six personnes qui négocie avec le gouvernement somalien.
Les deux parties ont lancé un appel à la fin des violences, après l'annonce de ce rapprochement.
Reste au Parlement somalien à approuver ou non l'application de la charia, laquelle ne figure pas dans la charte de transition somalienne. Ce Parlement a été élargi aux islamistes modérés et à des représentants de la société civile somalienne.
Le président somalien, Sharif Cheikh Ahmed (archives)
©
AFP/AFP Photo/Mohamed Dahir
Élu le 31 janvier dernier, Sharif Cheikh Ahmed a annoncé samedi le début des travaux du nouveau gouvernement formé de 36 ministres. M. Ahmed a succédé à Abdullahi Yusuf Ahmed, poussé à la démission en décembre dernier.
Des attaques menées par l'aile la plus radicale des opposants islamistes, les Shehab, ont fait au moins 30 morts depuis le début février à Mogadiscio ailleurs en province.
En plus de l'instauration de la charia, les Shehab réclament le départ de toutes les troupes étrangères, incluant les 3400 soldats de la force de maintien de la paix de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).
La Somalie est en état de guerre civile depuis la chute du dictateur Mohammed Siad Barré, en 1991. Les combats ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.