22 février 2009
![]() International Guadeloupe Reprise des négociationsMise à jour le lundi 23 février 2009 à 21 h 40
Les négociations ont repris lundi en Guadeloupe entre le Collectif contre l'exploitation (LKP), le patronat et le gouvernement français pour tenter de mettre un terme à la grève générale qui paralyse l'île française depuis plus d'un mois. À l'ouverture des négociations, le premier ministre français François Fillon a exhorté, de Paris, les parties à « faire un effort » pour s'entendre, soulignant qu'il n'y aurait « pas de miracle ». Les pourparlers ont été suspendus vendredi dernier sans qu'aucun progrès n'ait été réalisé. Or, selon l'agence Reuters, l'humeur n'était guère plus optimiste lundi matin, au port de Pointe-à-Pitre, en dépit des efforts déployés auprès de chaque partie par les médiateurs du gouvernement pendant le week-end. L'un des dirigeants du Collectif contre l'exploitation (LKP), Elie Domota, déclarait dimanche dans un journal qu'un accord était encore loin. Le coeur des négociations qui ont lieu entre les patrons, l'État et le Collectif contre l'exploitation concerne le coût très élevé de la vie en Guadeloupe. Par exemple, l'envoyé spécial de Radio-Canada en Guadeloupe, Frank Desoers, faisait remarquer lundi qu'une banane cultivée en Guadeloupe pouvait coûter trois à quatre fois plus cher que son prix de vente en France. Le LKD réclame par conséquent une augmentation salariale mensuelle de 200 euros (318 $CAN) des plus bas salariés de l'île, alors que les patrons n'offrent que 50 euros (80 $CAN). Un passé colonial dur à porter Mais il n'y a pas que le coût exorbitant de la vie en Guadeloupe qui est à l'origine de ce vaste mouvement populaire de contestation. Le contrôle qu'exerce une poignée de familles fortunées sur l'île de 400 000 habitants et tous les rapports « coloniaux » qu'entretient la France avec ce département d'outre-mer sont aussi des facteurs. Le calme régnait toujours lundi dans l'île française secouée par d'importantes émeutes ces dernières semaines. La plupart des magasins et des stations-service étaient néanmoins fermés lundi matin, et les festivités du carnaval, qui a lieu à cette époque de l'année, ont été annulées. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters Console Audio-vidéo
Émission une heure sur terre
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