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AFP/Roberto Schmidt
Le secrétaire à la Justice des États-Unis, Eric Holder, s'est rendu au centre de détention de Guantanamo, lundi, pour rencontrer des responsables. Accompagné de conseillers, il devait s'enquérir des conditions de détention et des méthodes d'interrogatoire utilisées.
Le secrétaire américain à la Justice, Eric Holder, visite le centre de détention de Guantanamo pour s'informer des conditions de détention et des méthodes d'interrogatoire utilisées.
Il devait aussi visiter les installations et les salles construites pour accueillir les commissions militaires, qui ont été suspendues.
Eric Holder et le secrétaire à la Défense, Robert Gates, sont responsables du réexamen des dossiers de chaque détenu.
Le centre détient environ 245 terroristes présumés, la plupart sans inculpation ni jugement.
En fin de semaine, le détenu Binyam Mohamed a quitté le centre pour le Royaume-Uni, où il résidait autrefois. C'était le premier transfert d'un détenu de Guantanamo depuis l'accession de Barack Obama à la Maison-Blanche. Originaire d'Éthiopie, Mohamed dit qu'il a été remis à des agents américains, puis envoyé au Maroc, où il aurait été torturé, avant d'être transféré à Guantanamo.
Le président Barack Obama fermera Guantanamo d'ici un an. Il a signé un décret le 22 janvier, ordonnant aussi la suspension des procédures judiciaires et interdisant la pratique de la torture durant les interrogatoires.
Un rapport du Pentagone
Hasard ou non, le Pentagone a publié un rapport, lundi, sur les procédures de détention à la base de Guantanamo. Il propose notamment de réduire l'isolement des détenus et de leur accorder plus de loisirs.
Le Pentagone propose aussi d'agir rapidement pour libérer les 17 Chinois ouïgours détenus à Guantanamo depuis sept ans, et qui sont blanchis depuis cinq ans.
La cour d'appel fédérale de Washington a estimé le 18 février que les musulmans ouïgours ne pouvaient pas être relâchés sur le sol américain comme ils le demandaient. Selon la cour, il n'y a que l'exécutif et le Congrès qui peuvent décider de laisser entrer légalement quelqu'un aux États-Unis. D'un autre côté, les Ouïgours ne peuvent être retournés en Chine, par crainte pour leur sécurité.