Une vidéo de la CIA publiée en avril 2008 montre une vue aérienne du le site d'Al-Kibar, après son bombardement.
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PC/AP Photo/CIA
Les États-Unis convoquent l'ambassadeur de Syrie, au lendemain de la publication d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique accusateur à l'endroit de Damas.
Les États-Unis ont convoqué, vendredi, l'ambassadeur de Syrie à Washington, pour discuter du supposé programme nucléaire syrien. Une rencontre entre Imad Moustapha et le secrétaire d'État adjoint pour le Proche-Orient par intérim, Jeffrey Feltman, aura lieu la semaine prochaine.
Cette convocation survient au lendemain de la publication d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui fait état d'un manque de coopération de Damas.
Ce rapport porte sur le site d'Al-Kibar soupçonné par Israël et les États-Unis d'avoir caché un réacteur nucléaire clandestin en construction. Ce site a été bombardé par l'aviation israélienne en septembre 2007.
Des échantillons récoltés par la suite sur le site contenaient des traces d'uranium. Selon Damas, cet uranium provenait des missiles israéliens, ce que réfute l'AIEA. « Il s'agit de matériel nucléaire qui n'a pas été déclaré et la Syrie doit expliquer comment il est arrivé là », a déclaré, sous le couvert de l'anonymat, un haut responsable de l'agence onusienne.
Le programme nucléaire syrien soupçonné sera donc au coeur de la rencontre de la semaine prochaine. Celle-ci « représentera une occasion de discuter de nos inquiétudes avec les Syriens », a déclaré le porte-parole américain du département d'État, Gordon Duguid. « Nos deux gouvernements ont encore des divergences fondamentales, notamment le soutien de la Syrie à des groupes et réseaux terroristes, l'acquisition d'armements nucléaires et non conventionnels, l'ingérence au Liban et la dégradation des droits de la personne », a-t-il ajouté.
Les relations entre Damas et Washington se sont dégradées de façon importante à la suite de l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafik Hariri, en février 2005. Les États-Unis accusent la Syrie d'être derrière cet assassinat, ce que dément Damas. Les deux pays ont toutefois maintenu leurs relations diplomatiques.