Les États-Unis détiennent des installations militaires depuis 106 ans sur l'île de Cuba.
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PC/Brennan Linsley
Les États-Unis et le Royaume-Uni se sont entendus pour transférer un détenu de la prison de Guantanamo, à Cuba.
Les États-Unis et le Royaume-Uni s'entendent pour transférer Binyam Mohamed, un Éthiopien ayant le statut de résident britannique emprisonné à Guantanamo depuis 2004.
Il s'agit de Binyam Mohamed, un Éthiopien ayant le statut de résident britannique. Il est à Guantanamo depuis 2004.
Le transfert aura lieu « dès que possible », affirme le Foreign Office britannique. Selon le Washington Post, Binyam Mohamed pourrait être évacué de Cuba dès lundi, alors que le nouveau ministre de la Justice des États-Unis, Eric Holder, doit effectuer une première visite du centre de détention.
Il s'agira du premier prisonnier à quitter Guantanamo depuis l'arrivée au pouvoir du président Barack Obama.
Binyam Mohamed est arrivé au Royaume-Uni en 1994, où il avait obtenu le droit d'asile. Il a été arrêté au Pakistan en 2002, puis emmené ensuite au Maroc et en Afghanistan où, selon ses avocats, il a été torturé.
Les accusations de terrorisme à son endroit ont été abandonnées l'an dernier, mais il demeurait incarcéré. Il vient tout juste de mettre fin à une grève de la faim de 13 jours entamée pour protester contre sa détention.
Le réexamen des procédures est achevé
Barack Obama a fait de la question de Guantanamo une des priorités de sa jeune présidence. Deux jours après son assermentation, soit le 22 janvier, il a signé un décret ordonnant la fermeture de la prison d'ici un an. Le document prévoit aussi un réexamen des cas de tous les présumés terroristes qui sont détenus sur la base.
Le Pentagone a d'ailleurs annoncé vendredi avoir terminé de réexaminer les procédures de détention sur la base de Guantanamo. Le décret accordait 30 jours au secrétaire à la Défense, Robert Gates, pour effectuer ce réexamen, qui avait pour objectif de déterminer si les lois américaines et les Conventions de Genève étaient respectées sur la base de Guantanamo. « Le rapport a été achevé et sera transmis à la Maison-Blanche. Nous serons en conformité avec le décret », a affirmé Jeffrey Gordon, un porte-parole du Pentagone.
Autre signe de l'importance de Guantanamo pour le président américain: quelques heures après son investiture, il avait aussi demandé l'arrêt des procédures judiciaires devant les tribunaux militaires d'exception pendant 120 jours.
Le Canadien Omar Khadr, accusé d'avoir tué un militaire américain en Afghanistan, doit être jugé devant un tel tribunal mis en place par l'administration Bush.