L'ambassade des États-Unis à Quito
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AFP/RODRIGO BUENDIA
L'Équateur expulse un deuxième diplomate américain en moins de deux semaines, en invoquant l'ingérence dans les affaires intérieures.
Le gouvernement équatorien a expulsé, mercredi, un diplomate américain. Il s'agit de Marc Sullivan, premier secrétaire chargé des Affaires régionales à l'ambassade des États-Unis.
Le diplomate aurait, selon Quito, tenté d'influer sur la sélection de policiers locaux, dans le cadre de programmes qui reçoivent de l'aide financière américaine.
Il s'agit de la deuxième expulsion d'un diplomate américain en moins de deux semaines, pour des raisons similaires.
Washington a déploré cette expulsion, qu'il a qualifiée d'injustifiée. Un porte-parole du département d'État, Gordon Duguid, a déclaré que les États-Unis rejetaient toute indication selon laquelle le personnel de l'ambassade n'aurait pas agi correctement.
M. Duguid a indiqué que Washington répondrait « de façon adéquate », sans toutefois aller plus loin. Il a ajouté que les États-Unis voulaient continuer d'entretenir de bonnes relations avec l'Équateur.
Les relations entre Quito et Washington ont été relativement bonnes depuis l'élection du président socialiste Rafael Correa, en 2007. Cela détonne par rapport aux relations tendues avec les gouvernements de gauche bolivien et vénézuélien.
Toutefois, certains observateurs estiment que le président Correa tente d'afficher une indépendance à toute influence extérieure, alors qu'approche l'élection présidentielle de 2010.