©
AFP/John Moore/Getty Images North America
Le président des États-Unis a officialisé mardi sa première victoire depuis son arrivée au pouvoir en promulguant son plan de relance économique de 787 milliards de dollars.
Après avoir réussi à le faire adopter à la Chambre des représentants et au Sénat, le président américain appose sa signature sur son plan de relance économique de 787 milliards de dollars.
Le plan de relance vise notamment la sauvegarde ou la création de 3,5 millions d'emplois au cours des deux prochaines années.
Le début de la fin
« Je ne vais pas prétendre que ce jour marque la fin de nos problèmes économiques. Il ne représente pas non plus la totalité de ce que nous allons faire pour renverser la situation économique », a déclaré le président américain peu avant de signer le texte.
« Mais ce jour marque le début de la fin. Le début de ce que nous devons faire pour créer des emplois en faveur d'Américains qui se débattent face aux licenciements; le début de ce que nous devons faire pour soulager des foyers inquiets de ne pas pouvoir payer le loyer du mois prochain; le début, les premiers pas nécessaires pour replacer notre économie sur des fondations plus solides et pour ouvrir la voie à la croissance et à la prospérité à long terme », a-t-il ajouté.
M. Obama présentera mercredi, en Arizona, sa stratégie pour éviter les saisies immobilières.
Vendredi, après des semaines de tractations, le Congrès américain avait finalement adopté le plan du président. En soirée, le Sénat a donné son accord au plan, adopté plus tôt la même journée par la Chambre des représentants.
Les sénateurs ont approuvé le plan par 60 voix contre 38, soit le seuil minimal nécessaire pour prévenir toute tentative de blocage de la part des républicains. Lors du vote, les démocrates ont pu bénéficier du soutien de trois sénateurs républicains modérés.
Rappelons que la Chambre des représentants avait adopté le texte définitif du plan de relance, plus tôt vendredi, par 246 voix contre 183. Des élus républicains et sept représentants démocrates ont voté contre le plan.
Le texte définitif adopté prévoit environ 500 milliards de dollars de dépenses publiques et d'aide aux programmes sociaux comme Medicaid.
Par ailleurs, des réductions d'impôts de 287 milliards de dollars sont prévues, soit un montant inférieur à ce que réclamaient les républicains qui se sont opposés à ce plan.