Opération militaire en Afghanistan
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PC/Bill Graveland
L'administration Obama convie le gouvernement afghan à prendre part au processus de révision de la stratégie militaire américaine dans la région.
Les États-Unis invitent officiellement l'Afghanistan à participer à la réflexion sur la stratégie américaine de lutte contre le terrorisme dans la région.
Le gouvernement afghan sera représenté à Washington par une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères, Rangeen Dadfar Spanta.
L'annonce a été faite dimanche à Kaboul par le président afghan Hamid Karzaï et Richard Holbrooke, l'émissaire américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, qui est en tournée dans la région.
Cette invitation est à la demande du président Karzaï, qui s'est dit du reste « très reconnaissant envers le président Obama d'avoir accepté [sa] proposition de voir l'Afghanistan participer à cette révision de la stratégie de lutte contre le terrorisme ».
Washington songe à axer davantage sa lutte antiterroriste à traquer les insurgés dans la région, notamment sur la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan, où opèrent les talibans et Al-Qaïda.
Lors de sa campagne électorale, Barack Obama s'est engagé à envoyer de nouvelles troupes en Afghanistan, jusqu'à 30 000 soldats supplémentaires, pour renforcer les 33 000 hommes déjà déployés dans ce pays.
Washington n'a pas encore déterminé le nombre de soldats et la date de leur déploiement en Afghanistan.
Tension entre Karzaï et Obama
Hamid Karzaï et Barack Obama, lors de son passage en Afghanistan en juillet
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AFP/PRESIDENTIAL PALACE
Le président afghan Hamid Karzaï, longtemps considéré comme l'allié et le protégé des États-Unis, ne semble plus être dans les bonnes grâces de l'administration Obama.
« Des élections arrivent, mais le gouvernement national a l'air très détaché de ce qui se passe dans la population », a déclaré le nouveau président américain, samedi.
Froissé, le président Karzaï s'est dit « surpris d'entendre cette déclaration » dans une interview sur CNN, dimanche. « J'espère que quand ils se seront calmés, quand ils en auront appris plus, leur jugement sera meilleur », a-t-il ajouté.
Le gouvernement afghan a été éclaboussé récemment par un rapport révélé par l'amiral Dennis Blair, nouveau directeur du renseignement américain. Le document parle d'un gouvernement miné par une corruption chronique et une incapacité à répondre aux besoins élémentaires de la population.
Voulant minimiser ce constat, Hamid Karzaï, candidat à sa réélection en août, a indiqué que la corruption n'est pas un phénomène propre à l'Afghanistan et qu'elle s'est exacerbée en raison de l'afflux d'argent étranger destiné à la reconstruction du pays dévasté par des années de guerre.
« Il y a de la corruption insignifiante, il y a la corruption dans les passations de contrats. [...] C'est en partie notre problème, en partie le problème de la communauté internationale et sa manière de passer des contrats », a-t-il dit.