Le Capitole, siège du Congrès américain
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PC/AP/J. Scott Applewhite
Le Sénat et la Chambre des représentants se sont entendus sur un nouveau plan de relance économique.
Les deux chambres du Congrès trouvent un compromis pour un plan de relance économique de 789 milliards de dollars. Elles doivent maintenant approuver séparément le texte final.
Il s'agit d'un compromis entre le plan de 819 milliards de dollars voté par la Chambre des représentants le 28 janvier et celui de 838 milliards adopté par le Sénat le 10 février.
Le nouveau plan prévoit 789 milliards de dollars en dépenses et en baisses d'impôts pour relancer l'économie américaine, qui a perdu 3,5 millions d'emplois depuis le début de la récession.
Les deux chambres doivent maintenant approuver séparément le texte final, ce qui pourrait se faire jeudi.
Mercredi, le président Obama a encore une fois pressé le Congrès de s'entendre sur le plan de relance et de le lui soumettre pour qu'il puisse être promulgué d'ici la fin de semaine.
Les banquiers défilent devant les parlementaires
Toujours à Washington, l'audition parlementaire sur l'utilisation des fonds publics versés aux banques s'est ouverte mercredi.
Huit PDG de grandes banques américaines doivent expliquer ce qu'ils ont fait jusqu'ici des milliards de dollars que le gouvernement fédéral leur a accordés depuis l'automne, afin de les sauver du naufrage.
Certains grands patrons ont pris le train entre New York et Washington, vraisemblablement pour éviter d'être rabroués comme les patrons de l'industrie automobile qui sont venus demander de l'argent à Washington à bord de jets privés.
Le président de la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, Barney Frank, a ouvert le bal. Il a dit que cette audition ne serait pas facile pour les banquiers. Selon lui, beaucoup de contribuables s'opposent au refinancement d'institutions souvent mal gérées, responsables en grande partie de la crise qui secoue les États-Unis. Le ton était donné.
Vikram Pandit, le patron de Citigroup, qui a accusé près de 19 milliards de dollars de pertes en 2008, a fait son mea-culpa, indiquant qu'il avait demandé au conseil d'administration de lui verser un salaire annuel de 1 $ tant que son établissement ne serait pas bénéficiaire.
Il a aussi évoqué la controverse du mois dernier sur les dépenses engagées pour acheter un avion d'affaires. La banque a finalement renoncé à son projet devant le tollé de protestation.
Le PDG de Bank of America, Ken Lewis, a réagi différemment, en justifiant les dépenses de son établissement. « Je crois, a-t-il dit, que des banques ont été critiquées pour des activités qui en fait ont un but très sérieux et très efficace, [...] des activités de marketing ».
M. Lewis avait été fortement critiqué pour avoir organisé une fête de 10 millions de dollars en marge du Superbowl, dont sa banque était un commanditaire.