Le Capitole, siège du Congrès américain
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PC/AP/J. Scott Applewhite
Vingt jours après son arrivée à la Maison-Blanche, le président Barack Obama a entrepris lundi une semaine cruciale pour l'avenir de son administration.
Le Sénat a voté pour la clôture des débats sur le plan de relance économique du président Barack Obama. Le vote pour son adoption aura lieu mardi.
Son attention est essentiellement braquée sur le Congrès, où le plan de relance économique de plus de 800 milliards de dollars américains, pièce maîtresse de son programme, a fait l'objet d'âpres négociations.
Le Sénat a voté, lundi, pour la clôture des débats sur son adoption, tandis que le vote pour l'adopter aura lieu mardi.
Il aura fallu en arriver à un texte de compromis pour pouvoir conclure une entente. Ce texte consiste en un plan dont le coût atteint quelque 838 milliards. Élaboré par des sénateurs modérés, démocrates et républicains, ce plan remplacera le précédent de 940 milliards.
Si le nouveau plan est adopté mardi au Sénat, il devra ensuite être adopté par la Chambre des représentants, qui en a déjà adopté un à la fin du mois dernier. Puis, le texte de compromis devra être voté par les deux chambres. L'objectif serait de le livrer à la Maison-Blanche lundi prochain.
Le menu de la semaine ne s'arrête toutefois pas là. Mardi, son secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, doit aussi dévoiler comment la Maison-Blanche utilisera la seconde tranche du plan de sauvetage du système financier de 700 milliards adopté cet automne.
Opération de relations publiques
Devant les nombreuses critiques qu'essuie le plan du président, particulièrement celles des républicains, Barack Obama a entrepris lundi une opération de relations publiques. Il s'est rendu à Elkhart, en Indiana, et donnera une conférence de presse en soirée. Mardi, il poursuivra son travail de persuasion en Floride.
Le passage du président à Elkhart, une ville qu'il a visitée à deux reprises au cours de la campagne présidentielle, n'est pas innocent. La ville a vu son taux de chômage doubler à 15,3 % récemment, et le sort de sa population sera sans contredit mis en avant lors de la conférence de presse que le président donnera par la suite.