Des partisans du maire déchu de la capitale manifestent le samedi 7 février 2009.
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PC/AP Photo/Xinhua, Liu Fang
Les forces de l'ordre ont ouvert le feu samedi sur une manifestation de l'opposition près du palais présidentiel dans la capitale malgache Antananarivo, tuant au moins 23 partisans du maire déchu.
Les forces de sécurité tuent une vingtaine de partisans du maire déchu de la capitale, incitant le président malgache à réclamer le rétablissement du calme et de l'ordre.
Dans une intervention à la télévision, le président malgache Marc Ravalomanana a lancé un appel au rétablissement du calme et de l'ordre à Antananarivo et dans le reste de Madagascar.
Depuis des semaines, l'opposition au régime du président Marc Ravalomanana multiplie les manifestations qui avaient déclenché des violences meurtrières fin janvier.
L'opposition est menée par l'ancien maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina. Il a été démis de ses fonctions mardi dernier après avoir tenté de lancer une procédure de destitution contre le président Ravalomanana.
Andry Rajoelina s'est exprimé sur les ondes de la radio indépendante Viva samedi, appelant les forces armées à « défendre le peuple et arrêter les soldats qui tirent sur les gens ».
Selon des journalistes présents sur les lieux, la manifestation de samedi a débuté sur une place d'Antananarivo où Andry Rajoelina s'adresse régulièrement à ses partisans. Le maire déchu a ensuite quitté les lieux avant le début de la marche.
Les manifestants, qui étaient plusieurs milliers, se sont dirigés vers le palais présidentiel, le cortège étant mené par Monja Roindefo, intronisé « premier ministre de transition » par Andry Rajoelina.